Obama : Assad n’a “pas le droit” de diriger la Syrie

Le président américain Barack Obama a exhorté samedi le Conseil de sécurité de l’ONU à s’opposer à la “brutalité sans répit” du régime syrien, jugeant que Bachar el-Assad n’avait “pas le droit de diriger la Syrie” et l’appelant à quitter le pouvoir.

Obama : Assad n
Dans un communiqué extrêmement ferme, Barack Obama a évoqué le "mépris pour la vie et la dignité humaines" du maître de Damas, après le choc des derniers bombardements sur la ville de Homs, bastion de l’insurrection dans le centre du pays, qui ont fait selon l’opposition plus de 200 morts dans la seule nuit de vendredi à samedi.

"Assad doit arrêter tout de suite sa campagne de massacres et de crimes contre son propre peuple. Il doit quitter le pouvoir et permettre qu’une transition démocratique se mette immédiatement en place", a jugé Barack Obama.

"La politique du régime syrien, qui est de se maintenir au pouvoir en terrorisant sa population, ne fait que signaler sa faiblesse inhérente et son effondrement inévitable", a ajouté Obama: "Assad n’a pas le droit de diriger la Syrie, il a perdu toute légitimité auprès de son peuple et de la communauté internationale".

Cette dernière "doit travailler pour protéger la population syrienne contre cette brutalité odieuse", a-t-il ajouté alors que le Conseil de sécurité était réuni en urgence, fait inhabituel pour un week-end, afin d’examiner un projet de résolution condamnant la répression en Syrie.

Mais le Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est réuni samedi pour voter sur un nouveau projet de résolution visant à mettre fin à la répression en Syrie, s’est de nouveau heurté au veto russe et chinois.

Selon le projet de texte, le Conseil "soutient pleinement la décision de la Ligue arabe du 22 janvier 2012 de faciliter une transition politique conduite par les Syriens eux-mêmes et menant à un système politique démocratique et pluraliste".

Les 13 autres membres du Conseil, se sont tous prononcés en faveur de ce texte, qui avait pour objectif de mettre fin à la répression en cours en Syrie.

Le projet de résolution est présenté par le Maroc conjointement avec sept délégations du Conseil de sécurité de l’ONU (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Portugal, Allemagne, Colombie et Togo) et appuyé par plusieurs pays arabes.

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