L’écrivain et artiste-peintre, Mahi Binebine, lauréat du Prix Méditerranée 2020

L’écrivain et artiste-peintre Mahi Binebine est le lauréat du Prix Méditterranée 2020 pour son dernier roman “Rue du pardon” (Stock). Le prix sera remis à l’auteur le 3 octobre au cours d’une grande cérémonie à Perpignan.

En plus du prix principal décerné à Mahi Binebine, le prix Méditerranée étranger a été remis à l’écrivain italien Giosuè Calaciura pour Borgo Vecchio, traduit par Lise Chapuis.

“Roman vif, sensuel, chaleureux et pétri d’humanité, Rue du pardon, paru l’an dernier, est une ode au féminisme des Marocaines à travers le portrait de Hayat, enfant mal-aimée d’un quartier pauvre de Marrakech, qui découvrira les chemins de la liberté par la danse et le chant des “chikhats”, ces femmes souvent victimes de préjugés à cause de leurs mœurs libres”, écrit “Livres Hebdo” à l’annonce de ce prestigieux prix.

La roman raconte l’histoire de la petite Hayat, née Rue du Pardon dans une famille cruelle. Privée d’amour et de tendresse, elle est sauvée par la plus grande danseuse et chanteuse populaire de Marrakech, chikha Sarghinia. Elle deviendra sa disciple et dépassera même la diva.

Jalousée, empoisonnée et ensorcelée, Hayat triomphe de dix années de folie et devient à son tour une cheikha adulée.

Par respect pour Hayat, Mahi Binebine a toujours refusé de dévoiler le nom de cette célèbre cheikha mais les lecteurs avertis devineront sûrement celle qu’on s’arrache pour les grands mariages et autres soirées festives.

Fasciné par les chikhates pour qui il clame son adoration, l’auteur nous plonge dans le monde de ces femmes convoitées ou aimées par les hommes, craintes par les femmes, voire même détestées pour leur réputation surfaite de voleuses de maris.

Fondé en 1984 par Fernand Braudel, Jean d’Ormesson et Hervé Bazin, le Prix Méditerranée est organisé par le Centre Méditerranéen de Littérature et ses partenaires (Ville de Perpignan, Conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Région Occitanie et la Caisse d’épargne Languedoc-Roussillon). Il a pour ambition de “valoriser l’espace culturel entre les différents pays dont la Méditerranée est le creuset”, et de “reconstruire le récit épique des diversités fondatrices de son identité”.

En 2010, il avait été distingué par le prix du Roman arabe pour Les Étoiles de Sidi Moumen (Flammarion, 2009), et était en lice pour le Prix Renaudot 2019. Outre ses talents d’écrivain, Mahi Binebine est également peintre et sculpteur et est considéré comme l’un des plus grands artistes marocains contemporains.

 

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