Le CFCM demande à Jean Castex une commission d’enquête sur les actes antimusulmans

Le Premier ministre, Jean CASTEX, a rencontré ce mercredi à Matignon une délégation du Conseil Français du Culte Musulman, composée par son président, Mohammed Moussaoui, et ses deux vice-présidents. Face à la multiplication des actes antimusulmans, la délégation a demandé la constitution d’une commission d’enquête parlementaire.

“Lors de cette rencontre,  qui a permis de passer en revue les préoccupations et les attentes des musulmans de France, le chef du gouvernement a été attentif et à l’écoute et a pris le temps de répondre à nos interrogations”, indique un communiqué du CFCM.

LE CFCM a présenté les pistes principales d’une “réforme ambitieuse”, notamment sur son organisation territoriale avec la création des Conseils départementaux du Culte Musulman (CDCM), la formation des imams et des aumôniers ainsi que de leurs statuts.

“Le Premier Ministre s’est montré très favorable à la création des CDCM qui permettront davantage de proximité avec les acteurs du terrain et une meilleure gestion de dossiers de culte avec les Préfectures, les Mairies et les départements”, souligne le communiqué.

La formation des imams et aumôniers français, une préoccupation partagée par le culte Musulman et les pouvoirs publics, a fait l’objet d’une discussion approfondie notamment sur les moyens à mettre en place pour qu’elle soit de qualité et à même de répondre aux grandes attentes des musulmans de France dans leur vie spirituelle et dans la lutte contre les idéologies extrémistes.

Le CFCM est revenu sur les difficultés que rencontrent certains musulmans pour inhumer leurs défunts. L’absence des carrés musulmans dans certaines communes met souvent les familles devant des choix très douloureux et des situations d’angoisse et d’inquiétude.

Selon le CFCM, le Premier ministre soutient l’idée d’un nécessaire dialogue de proximité avec les municipalités concernées. Les CDCM, accompagnés par les préfets, peuvent négocier des solutions locales adaptées aux différents territoires et respectueuses du principe de neutralité des cimetières.

Sur le financement, le CFCM a plaidé pour une évolution réglementaire permettant aux associations gestionnaires de lieux de culte de gérer d’une façon proportionnée et encadrée des immeubles de rapport. Cette piste permettra par un apport des fidèles de donner aux lieux de culte les moyens d’accomplir leur mission en autonomie. En effet, avec la fermeture des lieux de culte pendant des mois et notamment le mois de Ramadan, les dons ponctuels ont montré leur limite.

S’agissant des actes antimusulmans dont les profanations et incendies de mosquées, les attaques de personnes dont des élus de la République en raison de leur confession, le CFCM a fait part de sa consternation.

“La lutte contre le radicalisme se réclamant de l’islam a fait, à juste titre, l’objet de nombreuses missions et commissions parlementaires. Il est temps que le radicalisme qui s’attaque aux citoyens de confession musulmanes et à leurs institutions fasse également l’objet d’une commission d’enquête parlementaire“, a fait valoir le CFCM.

Enfin, le CFCM a fait part de l’esprit de vigilance des responsables et des fidèles de mosquées face au COVID-19. Le port du masque couplé avec la distanciation physique ainsi que le respect des gestes barrières, et une meilleure organisation des services et cérémonies a permis pour l’instant de contenir la propagation du virus au sein des lieux de culte en général.

 

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