Iran-Israël: Pezeshkian assure que Téhéran « ne cherche pas la guerre » après les frappes américaines à Ormuz
Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré lundi que son pays ne recherchait pas la guerre mais répondrait avec fermeté à toute agression, au lendemain de frappes américaines contre des lanceurs iraniens dans le détroit d’Ormuz et de représailles iraniennes contre des cibles américaines en Jordanie et aux Émirats arabes unis.
Une déclaration après une nouvelle flambée de tensions
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé, lundi, que la République islamique d’Iran ne cherchait pas la guerre, dans un communiqué diffusé par son bureau. « Nous ne cherchons pas la guerre, et c’est un message clair que nous avons transmis jusqu’à présent au monde entier », a-t-il déclaré. Il a toutefois averti que Téhéran ne resterait pas inactif face à une agression, ajoutant : « nous ne resterons jamais immobiles face aux agressions et apporterons une réponse décisive aux agresseurs ».
Le contexte des frappes de dimanche
Cette déclaration intervient au lendemain d’une reprise des hostilités entre l’Iran et les États-Unis, la première depuis un mois. Dimanche 30 août, les forces américaines ont frappé deux lanceurs iraniens sur l’île de Larak, dans le détroit d’Ormuz. Le porte-parole du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), Tim Hawkins, a indiqué que l’opération avait été menée après que des forces des Gardiens de la révolution islamique avaient été observées en train de préparer le lancement de roquettes chargées de mines marines dans le détroit. Le Centcom a qualifié cette frappe d’acte de légitime défense. Selon l’agence de presse iranienne Tasnim, l’attaque a fait deux morts et deux blessés.
La riposte iranienne
En réponse, les Gardiens de la révolution islamique ont affirmé avoir attaqué des installations militaires américaines sur deux bases en Jordanie, ainsi qu’une base aux Émirats arabes unis. Le Corps des Gardiens de la révolution a averti que cette frappe serait suivie d’un « châtiment pour l’agresseur ». Ces échanges de tirs mettent fin à une accalmie d’un mois dans un conflit déclenché le 28 février 2026 par des frappes conjointes israélo-américaines contre l’Iran.
Appel à la stabilité régionale
Massoud Pezeshkian a par ailleurs estimé que l’instabilité et les troubles dans la région ne servaient les intérêts d’aucun pays et représentaient un défi collectif, appelant les États de la région à unir leurs efforts pour garantir la sécurité et le développement.
