Crue dans l’Himalaya: le bilan grimpe à 955 morts et près de 4 500 disparus
La crue survenue mercredi à la frontière entre le Népal et la Chine a fait au moins 955 morts et près de 4 500 disparus selon les derniers bilans officiels, encore provisoires, publiés lundi.
Un bilan qui continue de s’alourdir
La crue dévastatrice survenue mercredi dans une région himalayenne à la frontière entre le Népal et la Chine a fait au moins 955 morts et près de 4 500 disparus, selon les derniers bilans officiels publiés par les autorités des deux pays. Au Népal, l’autorité chargée de la gestion des situations d’urgence a fait état lundi de 939 morts et 3 925 personnes toujours portées disparues. Au Tibet, dans le sud-ouest de la Chine, un bilan rapporté dimanche par la télévision publique CCTV fait état de 16 morts et 546 disparus.
Des centaines d’étrangers parmi les personnes recherchées
Le ministère népalais des Affaires étrangères a précisé que 590 ressortissants étrangers originaires de 39 pays figurent parmi les personnes toujours recherchées au Népal, tout en notant que plus de 10 000 personnes ont été secourues dans les zones sinistrées, dont au moins 323 étrangers. Côté chinois, 261 ressortissants étrangers figurent parmi les disparus, dont 104 Népalais, 49 Indiens, 33 Lettons, 18 Américains et deux Français.
Des recherches menées dans des conditions extrêmes
Les opérations de secours se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles, en raison du risque de nouvelles montées des eaux et de l’instabilité du terrain. Les équipes s’efforcent notamment de retrouver d’éventuels survivants ensevelis sous la boue et les débris. Au Népal, les autorités restent sans nouvelles d’une centaine d’ouvriers qui pourraient être bloqués dans un tunnel d’un chantier situé dans la région sinistrée. L’armée népalaise a indiqué dans son dernier point de situation que « l’ouverture du tunnel a été localisée, de l’air y est injecté (…) et de l’eau évacuée ».
Une mobilisation internationale
Des dizaines de militaires, policiers et guides népalais sont mobilisés jour et nuit sur les sites les plus difficiles d’accès, avec le soutien de spécialistes venus d’Inde, de Chine et de Corée du Sud. Au Tibet, les secours poursuivent également leurs recherches, notamment au poste-frontière de Gyirong, dont le bâtiment a été entièrement emporté par les eaux. Des experts et scientifiques attribuent la catastrophe à l’effondrement d’un important glacier, à l’origine d’une immense vague d’eau et de débris.
