Ces manœuvres, qui se poursuivront jusqu’au 19 mars, mobilisent quelque 18.000 soldats coréens dans des scénarios de guerre réalistes intégrant les aspects des conflits modernes, selon la même source.
Elles seront axées cette année sur l’évaluation des conditions nécessaires au transfert du commandement opérationnel en temps de guerre (OPCON) des États-Unis vers la Corée, un objectif que Séoul entend atteindre avant la fin du mandat du président Lee Jae Myung en 2030.
Les deux alliés prévoient de mener 22 exercices de terrain, contre 51 l’an dernier sous le gouvernement de l’ancien président Yoon Suk Yeol. L’actuel Exécutif coréen souhaite étaler ces entraînements tout au long de l’année, plutôt que de les concentrer lors des exercices « Freedom Shield » en mars ou « Ulchi Freedom Shield » en août.
Cette réduction reflète la volonté de Séoul de ménager un espace diplomatique propice à un éventuel dialogue entre la Corée du Nord et les États-Unis, alors que le président américain Donald Trump devrait se rendre en Chine fin mars ou en avril.
La Corée du Nord a suspendu tout dialogue substantiel avec Washington et Séoul depuis l’échec du sommet de 2019 entre Kim Jong Un et Donald Trump. Depuis, le dirigeant nord-coréen a accéléré le développement de son arsenal nucléaire et s’est rapproché militairement de Moscou, auquel Pyongyang a fourni des milliers de soldats et d’importants transferts d’armements.
Pyongyang dénonce régulièrement « Freedom Shield » comme des « répétitions d’invasion », y répondant par des tirs de missiles balistiques.
Ces exercices interviennent cette année alors que Washington mène des opérations militaires en Iran et que des médias coréens font état d’un possible redéploiement d’actifs américains, dont des systèmes antimissiles Patriot, vers le Moyen-Orient. Les forces américaines en Corée se sont abstenues de tout commentaire concernant ces mouvements pour des raisons de sécurité.
Les autorités coréennes ont toutefois assuré que ces transferts éventuels « n’auraient pas d’impact significatif » sur la posture de défense commune des deux alliés.
