Sahara: Le plan d’autonomie, “une porte de sortie honorable” (sénateur français)

Le projet marocain d’autonomie pour le Sahara, soutenu par la France, offre "une porte de sortie honorable à chacun des protagonistes, mais aussi une organisation institutionnelle et un modèle de développement encore inconnu dans le monde arabo-musulman", a déclaré vendredi à Paris le sénateur français François Grosdidier.

Cette proposition s’inscrit dans le cadre des efforts du Maroc pour relancer l’Union du Maghreb Arabe (UMA) en vue de "dépasser le contentieux saharien entretenu artificiellement par son voisin", a-t-il souligné à l’occasion d’un colloque, en hommage à feu SM Mohammed V et à l’action de la monarchie marocaine, révélatrice de "l’exception marocaine" dans un contexte du Printemps arabe.

A cet égard, il a tenu à rappeler les liens historiques d’allégeance rendant "effective" la souveraineté marocaine sur le Sahara, reconnue par les anciennes puissances coloniales, dont la France.

Dans un développement historique, il a soutenu que "si le colonisateur avait été le même de Tanger à Dakhla, et s’il s’était retiré en même temps de l’ensemble du territoire, jamais la souveraineté marocaine sur le sud n’aurait été contestée", a-t-il relevé.

"La France sait aussi qu’aujourd’hui un Etat indépendant de 300.000 habitants serait dans l’incapacité d’exercer le contrô le d’une région saharienne aussi vaste", alors que "les Etats voisins, dix fois plus peuplés, sont déjà à la peine et ne parviennent pas à bout des réseaux mafieux ou terroristes", a ajouté le sénateur français, convaincu que "c’est un Maroc, joignant la Méditerranée à la Mauritanie, qui assure le meilleur pont entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne, tant sur le plan politique qu’économique".

Et de conclure que la réussite du Maroc en tant que "puissance émergente au plan régional" dépendra de "sa force intérieure, mais aussi des appuis et soutiens qu’il trouvera au sein du bassin méditerranéen et en Europe principalement".

Le sénateur UMP (droite) a soutenu cette thèse durant un colloque-hommage à Feu SM le Roi Mohammed V organisé à Paris à l’occasion de la publication de l’ouvrage "Mohammed V ou la monarchie populaire" de l’écrivain français Charles Saint-Prot, en commémoration du 50e anniversaire du décès de feu S.M. Mohammed V (1961).

Initié par l’Observatoire d’études géopolitiques (OEG-Paris) et le Centre Maurice Hauriou pour la recherche en droit public de la faculté de droit-Paris Descartes, sous l’égide de l’Académie française des sciences morales et politiques, le colloque a réuni un parterre d’universitaires, de juristes, d’historiens et autres spécialistes français du monde arabe pour relever l’importance de la monarchie marocaine en tant qu’"institution originale, bien adaptée à l’identité et aux intérêts du Maroc, un gage de stabilité et aussi de progrès".

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