Racisme et violences: Rachida Dati craque sur le plateau de l’émission “Clique”

La mort violente de George Floyd aux États-Unis, a ravivé chez l’ex-ministre de la Justice, Rachida Dati, des souvenirs douloureux et remonté des larmes. 

Invitée de l’émission Clique sur Canal Plus, Rachida Dati intervenait en tant qu’ex-ministre de la Justice, sur les manifestations anti-racisme qui se sont tenues dans de nombreuses villes.

Après un reportage sur Zyed Benna et Bouna Traoré, deux gamins décédés en 2005 en tentant de fuir un contrôle de police, la candidate aux municipales parisiennes a craqué. “Quand j’ai vu les parents (des deux jeunes), j’ai vu les miens. C’est moi qui ai souhaité qu’il y ait une ouverture d’information, car je souhaitais que ces parents puissent avoir une explication. Quand j’ai vu ces parents, je me suis dit :  Ça ne peut pas continuer”, a-t-elle dit les larmes aux yeux et la voix tremblante.

Sur les manifestations dénonçant la mort de George Floyd lors d’une interpellation musclé, Mme Dati s’est dite choquée.

“Quand j’ai vu George Floyd sous le genou de ce policier, j’ai pas pu finir la vidéo, parce que j’en ai vu des jeunes qui étaient interpellés et qui ne revenaient pas, déclare l’ancienne ministre de la Justice en larmes. J’ai eu un choc. Quand il dit : “Je ne peux plus respirer”, moi je l’ai entendu dans des cellules en garde à vue. Mais on ne peut pas le dire, si on le dit, on va dire : “Elle s’attaque à la République qui lui a tant donné”. On ne peut pas taire ça.”

 

“Quand j’ai vu les parents de Zyed Benna et Bouna Traoré, j’ai vu les miens. J’ai vécu tellement de choses. Je ne suis pas une victime.”

L’ancienne Garde des Sceaux @datirachida émue aux larmes sur le plateau de #CLIQUE. pic.twitter.com/tItkk5NgU6

— CLIQUE, 20h25 en clair sur C+ (@cliquetv) June 9, 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d'accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. J'accepte Lire la suite