Libye: Nasser Bourita s’entretient à Rabat avec Aguila Saleh

Le ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, M. Nasser Bourita a reçu, aujourd’hui 24 octobre 2020, à Rabat, le président de la Chambre des Représentants Libyenne, M. Aguila Saleh.

Les parties rivales en Libye ont signé vendredi un accord de cessez-le-feu permanent avec “effet immédiat”, après cinq jours de discussions à Genève organisées par l’ONU qui a salué un “tournant” pour la paix dans ce pays rongé par les violences.

Le Maroc avait abrité, du 6 au 10 septembre 2020, un dialogue interlibyen. Organisées dans la petite ville balnéaire de Bouznika (à 42 km au sud de Rabat), les séances du dialogue libyen entre les délégations du Haut conseil d’Etat (qui incarne le gouvernement d’union nationale GNA, reconnu par les Nations Unies) et le parlement de Tobrouk, (dont le pouvoir est incarné par le maréchal Khalifa Haftar), ont abouti à «d’importants compromis».

En plus de consolider le cessez-le-feu, ces discussions ont ciblé la consolidation des institutions d’un Etat libyen avec un consensus sur des nominations aux postes-clés. «Le dialogue s’est concentré sur les nominations à faire à la tête des institutions régaliennes», avait affirmé à ce sujet Abdessalam Al-Safraoui, qui présidait la délégation du Haut conseil d’Etat libyen.

 

Peu après l’annonce de l’accord de cessez-le-feu, la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) a donné le feu vert à la reprise des exportations de pétrole depuis deux des principaux terminaux du pays qui était bloquée en raison des différends entre les deux camps.

“Les deux délégations libyennes (…) ont signé un accord de cessez-le-feu complet, national et permanent avec effet immédiat” au siège de l’ONU à Genève, a annoncé Stephanie Williams, cheffe par intérim de la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul).

Plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye, qui dispose des réserves les plus abondantes d’Afrique, est déchirée entre deux pouvoirs: le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, et les autorités alliées du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est soutenu par une partie du Parlement élu.

Le maréchal Haftar est soutenu militairement par l’Egypte, la Russie et les Emirats arabes unis tandis que le GNA de Fayez al-Sarraj reçoit l’appui de la Turquie.

Les deux parties ont convenu que “toutes les unités militaires et les groupes armés sur la ligne de front doivent retourner dans leurs camps”, a ajouté Mme Williams.

Ce sera “accompagné du départ de tous les mercenaires et combattants étrangers de tout le territoire libyen, terre, air et mer, dans un délai maximum de trois mois à partir d’aujourd’hui”, a-t-elle poursuivi.

 

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