Bourita représente le roi Mohammed VI à la conférence internationale sur la Libye

Le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Étranger, Nasser Bourita, représente le roi Mohammed VI aux travaux de la Conférence internationale sur la Libye, qui se tient ce vendredi à Paris sous la co-présidence de la France, l’Italie, la Libye, l’Allemagne et l’ONU.

L’objectif de cette Conférence sera d’apporter un soutien international à la poursuite de la transition politique engagée et au respect de la tenue des élections selon le calendrier prévu, selon un communiqué de la présidence française.

La participation du Maroc à cette conférence internationale s’inscrit dans le prolongement de son soutien aux efforts visant à rapprocher les différents points de vue des parties libyennes en vue d’instaurer la paix, la concorde et la stabilité de ce pays maghrébin frère.

Hier, le  vice-président de la Chambre des représentants libyenne, Hamid Houma, a mis à l’accent sur le rôle de premier plan du Maroc au niveau politique en contribuant positivement à la réunification des rangs des Libyens.

“Le Maroc a accueilli plusieurs réunions sur la question libyenne et qui ont été sanctionnées par la signature de l’accord de Skhirat entre les frères libyens”, a-t-il rappelé dans un entretien accordé à l’agence MAP en marge d’une visite en Tunisie.

Il a relevé que “les gouvernements qui se sont succédé en Libye étaient décousus avec des protagonistes aux positions contradictoires, mais le Maroc a su, grâce à la sagesse de SM le Roi Mohammed VI, ainsi que du soutien du gouvernement et du peuple marocains, contribuer à combler le fossé entre les Libyens”.

M. Houma a ajouté que l’Accord de Skhirat (2015) restera à jamais gravé en lettres d’or dans l’histoire de la Libye et du Maroc, qui continue à jouer un grand rôle pour trouver un règlement au conflit inter-libyen.

Il a par ailleurs qualifié d’”importante” la position du Maroc sur la nécessité de tenir l’élection présidentielle en Libye dans les délais impartis à savoir le 24 décembre prochain, car elle représente un “pas primordial sur la voie de construction d’une nouvelle Libye.

M. Houma a salué les positions des ministres des Affaires étrangères d’un grand nombre de pays dont le Maroc, l’Egypte, le Koweït et l’Arabie saoudite qui ont insisté, lors de la dernière conférence de soutien à la stabilité de la Libye, sur le rôle de la Chambre des Représentants dans la promulgation des lois réglementant le processus électoral dans ce pays.

S’agissant de la question des mercenaires et des forces étrangères sur le sol libyen, le responsable a souligné la nécessité d’un retrait immédiat de ces forces, considéré comme une priorité pour tous les Libyens, ainsi que de la tenue du scrutin présidentiel le 24 décembre prochain.

“L’ampleur des défis est très grande, mais nous sommes très confiants que les élections libyennes seront organisées dans les dates fixées”, a-t-il noté.

Il a relevé que cette élection “sera un bon départ pour tous les Libyens, d’autant plus que le choix d’un chef d’Etat qui représente tous les Libyens, constituera un grand succès pour tout le peuple libyen.

Le dépôt des candidatures pour les élections cruciales de décembre et janvier s’est ouvert lundi dernier en Libye, où les préparatifs pour la tenue de ces scrutins vont bon train.

Parmi les personnalités qui ont d’ores et déjà annoncé leur intention de briguer le poste lors du premier scrutin au suffrage universel dans le pays figurent notamment l’ex-ministre de l’Intérieur, Fathi Bachagha, le diplomate et fondateur du parti “Ihya Libya”, Aref al-Nayed, l’ancien ambassadeur de Libye à l’ONU, Ibrahim al-Dabbachi et l’ex-ministre de l’Industrie, membre du parti “Projet National”, Fathi Ben Shatwan.

Quant au dépôt des candidatures pour les élections parlementaires prévues un mois après la présidentielle, il est ouvert du 8 novembre au 7 décembre dans toutes les villes libyennes, marquant “le véritable début du processus électoral”, avait déclaré dimanche le directeur de la HNEC, Imad al-Sayeh, lors d’une conférence de presse.

Quelque 2,83 millions de Libyens, sur environ 7 millions d’habitants, se sont inscrits sur la plateforme en ligne de la HNEC. La distribution des cartes d’électeurs se fera dans les bureaux de vote jusqu’à fin novembre.

Un accord de cessez-le-feu avait été conclu en octobre 2020 entre les camps rivaux dans l’est et l’ouest de la Libye.

Un gouvernement unifié et transitoire a été formé dans la foulée sous l’égide de l’ONU, pour mener le pays à des élections législatives et présidentielle, censées sortir la Libye d’une décennie de chaos.

A paris, la Conférence, qui se tient pour la première fois dans un format élargi à l’ensemble des pays voisins de la Libye, vise égalemet à soutenir la Libye dans sa demande de retrait des forces étrangères et des mercenaires”, précise l’Elysée, ajoutant que sur le plan économique, la conférence devra “rappeler la nécessité d’’unifier les institutions financières libyennes et de mettre en œuvre une répartition équitable et transparente des richesses du pays”.

Enfin, “sur le plan humanitaire, la conférence permettra de réaffirmer l’engagement collectif à renforcer le soutien de la communauté internationale pour répondre aux besoins urgents et lutter contre les trafics d’êtres humains”, ajoute la même source.

Cette Conférence internationale intervient un mois avant la tenue d’élections générales -présidentielle en décembre et législatives en janvier – censées apporter un espoir de stabilisation à un pays en proie au chaos depuis une décennie.

Après des années de conflits armés et de divisions régionales entre l’Est et l’Ouest, un nouveau gouvernement intérimaire a été désigné en début d’année, sous l’égide de l’ONU, pour mener la transition d’ici les élections générales.

Pour la communauté internationale, la tenue de ces scrutins en leur date est décisive pour sortir le pays de la crise politique et sécuritaire.

Il s’agit d’une position soutenue pleinement par le Maroc qui ne ménage aucun effort pour aider les parties libyennes à parvenir à un accord en vue d’instaurer la stabilité politique dans le pays.

Le Maroc a accueilli, faut-il le rappeler, une série de rounds de dialogue libyen marquée notamment par l’accord politique de Skhirat de 2015, qui a jeté les bases de la réconciliation entre les différents protagonistes et qui est considéré comme le référentiel de base pour tout règlement politique de la crise libyenne.

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