Accusations de racisme et d’homophobie: Neymar attend son verdict

Neymar risque gros: la commission de discipline de la Ligue de football (LFP) a commencé à étudier mercredi le cas de la superstar parisienne et du défenseur marseillais Alvaro Gonzalez, accusés d’avoir échangé des propos homophobes ou racistes lors du PSG-OM du 13 septembre.

Alvaro a-t-il traité Neymar de “singe”, comme le Brésilien l’assure ? Celui-ci a-t-il répliqué par des propos injurieux à caractère homophobe à l’encontre de l’Espagnol, comme le clame une chaîne espagnole ? A-t-il par ailleurs proféré une insulte raciste envers le Japonais Hiroki Sakai, ce qu’une source proche de l’OM croit savoir ?

Ces accusations sont sur la table de la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), qui a instruit le dossier depuis deux semaines et doit, sauf improbable report, rendre son verdict mercredi soir après sa réunion par visioconférence qui a débuté à 17h00.

Cette comparution devant la commission de discipline risque de ternir un peu plus l’image de Neymar, joueur le plus onéreux de l’histoire du football depuis son transfert de Barcelone au PSG en 2017 pour 222 M EUR. Et ce n’est pas la première fois que le Brésilien fait parler de lui pour son attitude et ses écarts hors des terrains.

En attendant ce verdict disciplinaire en France, une autre mauvaise nouvelle a éclaboussé l’attaquant mercredi en Espagne: le fisc l’a inscrit sur sa liste noire pour une dette fiscale dépassant les 34 millions d’euros, faisant de lui le particulier ayant le passif le plus important auprès du Trésor public espagnol, selon un document consulté par l’AFP.

L’ancien joueur du Barça et donc ancien résident fiscal en Espagne était dans le collimateur du fisc espagnol depuis quelque temps. Le Trésor public veut s’assurer, affirmait la presse espagnole l’an dernier, que Neymar a bien payé en Espagne les impôts correspondant à sa prime de prolongation au Barça et aux revenus liés à son transfert au PSG.

A Paris, la réunion de la commission de discipline de la LFP doit marquer l’épilogue de l’intense feuilleton médiatique animé entre Marseille et Paris depuis leur confrontation mi-septembre.

Ces derniers jours, l’OM et le PSG sont en effet montés au créneau pour protéger leurs joueurs respectifs, depuis le “Clasico” du championnat de France mi-septembre, remporté par les Marseillais au Parc des princes (1-0) au terme d’une rencontre terminée entre bagarres, insultes et exclusions.

Le but sera d’établir “ce qui s’est effectivement dit, ce qui a effectivement été entendu”, a expliqué Sébastien Deneux, le président de la commission de discipline. Tout en insistant sur le fait que sa commission ne se prononçait que “sur des éléments objectifs, tangibles”.

Si le règlement disciplinaire de la Fédération française prévoit dix matches de suspension pour un “comportement raciste ou discriminatoire”, ces sanctions peuvent être “diminuées”, “augmentées”, ou “assorties en tout ou partie du sursis” selon les “circonstances”, indique ce même règlement.

Cela rend la délibération plutôt imprévisible, d’autant que la jurisprudence est quasiment inexistante. Les cas impliquant directement des joueurs restent en effet assez rares dans l’histoire récente de la Ligue 1.

Depuis le 13 septembre, les accusations croisées entre Paris et Marseille se sont multipliées, tout comme les expertises en lecture labiale commandées par différents médias pour tenter de décrypter les mots employés par les deux joueurs sur la pelouse.

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