Nécessité de renforcer les capacités de la société civile pour un meilleur plaidoyer en faveur de la première cause nationale (El Khalfi)

Le renforcement des capacités des acteurs de la société civile s’avère une nécessité impérieuse afin de mieux les outiller pour un plaidoyer efficient au service de la question du Sahara marocain, a souligné, samedi à Dar Souiri à Essaouira, le ministre délégué chargé des relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi.

Le renforcement des capacités des acteurs de la société civile s’impose pour une meilleure connaissance du dossier de Sahara marocain, à même de mener un plaidoyer efficient sur la Marocanité du Sahara et ce, au prisme des changements que connaissent les pays de la rive nord de la Méditerranée, a estimé le ministre, qui intervenait lors d’un colloque sous le thème ”La cause nationale et les enjeux de la dimension méditerranéenne”.

M. El Khalfi s’est dit, dans ce sens, en faveur du lancement d’initiatives concernant la société civile dans ces pays, insistant sur l’impératif d’une meilleure appropriation par les acteurs de la société civile de l’initiative d’autonomie dans les provinces du Sud sous souveraineté marocaine.

"Cette meilleure appropriation rend la société civile capable de défendre la justesse, le sérieux et la crédibilité de l’initiative marocaine d’autonomie et donc de la mieux présenter comme l’unique solution possible à ce conflit monté de toutes pièces par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume”, a-t-il dit.

Et de faire observer qu’un meilleur plaidoyer, basé sur une parfaite et complète connaissance du dossier du Sahara marocain dans ses différents aspects juridique, politique, diplomatique, économique et social, outre une parfaite maîtrise de la réalité sur le terrain, permettront sans nul doute non seulement d’obtenir l’appui des pays à l’initiative marocaine mais aussi, celui de la société civile au niveau méditerranéen.

Au rang des changements que connaissent les pays européens de la rive nord de la Méditerranée figure l’émergence de nouveaux courants et partis politiques qui nécessitent d’être mieux informés sur la question du Sahara marocain et son évolution historique, afin de mettre à nu toutes les manoeuvres ourdies et mensongères auxquelles se livrent désespérément les adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume, a expliqué le ministre.

Tout en mettant en avant le grand travail accompli par le Maroc, ces dernières années, sous la conduite éclairée du Roi Mohammed VI, grâce à une diplomatie agissante, proactive et pragmatique, lequel travail s’est soldé par le retrait par nombre de pays de leur reconnaissance de la pseudo "rasd", il a insisté sur la nécessité d’une mobilisation constante de l’ensemble des composantes de la société marocaine pour former un front solide face aux ennemis du Royaume.

"La question du Sahara marocain est l’affaire de tous. Elle n’est pas une question conjoncturelle liée à une circonstance quelconque. C’est une question permanente qui requiert vigilance et mobilisation constante", a rappelé M. El Khalfi, mettant l’accent sur la nécessité d’oeuvrer pour renforcer la prise de conscience quant aux dangers que peut engendrer tout projet séparatiste et ce, afin de donner une forte impulsion à la question du Sahara marocain et de consolider cette conviction inébranlable quant à la marocanité du Sahara.

Il a ainsi pointé du doigt la montée en puissance des dangers d’ordre sécuritaire qui constituent une menace réelle non seulement pour le Maroc mais qui s’étend aussi à d’autres pays de la région.

M. Abdessadek Haïdar, président du Centre Afro-méditerranéen des études stratégiques et du développement durable, a mis en avant l’importance scientifique et académique de ce colloque qui s’inscrit dans le cadre du programme "Plaidoyer méditerranéen en faveur de la cause nationale”, mis en oeuvre dans le cadre de la convention de partenariat signée entre le ministère délégué chargé des relations avec le parlement et la société civile, et le Centre Afro Med, en partenariat avec le Réseau des Associations de la Filière de Biosphère Arganeraie.

Et de préciser que la plaidoyer civil en faveur de la question du Sahara marocain vise essentiellement à renforcer les capacités des associations de la société civile à travers une excellente maîtrise de ce dossier dans ses différents aspects, insistant sur l’impératif de renforcer les compétences des acteurs civils dans le domaine numérique afin d’être en mesure de faire face à toutes les thèses et désinformations que véhiculent les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc.

M. El Houcine Khabid, expert en relations internationales et la chose diplomatique, a donné un aperçu détaillé sur les grandes étapes de l’évolution de la question du Sahara marocain, insistant sur l’impératif d’oeuvrer pour mettre sur pied une diplomatie forte et agissante qui reflète la pertinence et la justesse des orientations de l’Etat.

Pour ce faire, il a préconisé l’ouverture d’un dialogue public national autour de la question du Sahara marocain, en y associant les différentes orientations partisanes et associatives, la recherche de nouveaux partenaires internationaux sans se contenter des partenaires classiques, sachant que le monde est actuellement marqué par l’émergence d’une multitude de puissances, et la promotion de la recherche scientifique au sein des universités, en consolidant la coordination avec les filières ayant un rapport avec la diplomatie via la formation, l’encadrement et des partenariats novateurs.

M. Mounir Aznail, consultant et expert en communication politique, a axé son intervention sur les différents atouts dont disposent le Maroc pour mener une communication efficiente et agissante autour de la question du Sahara marocain, mettant en avant le grand progrès réalisé par le Royaume dans ses provinces du Sud dans divers domaines, notamment socio-économique.

Il a, dans ce cadre, insisté sur la nécessité de changer de méthodologie en matière de communication, d’être plus actif et dynamique sur les plateformes numériques, de développer des contenus solides pour pouvoir défendre, de manière scientifique et avec toutes les preuves possibles, la question du Sahara Marocain.

L’Internet et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) offrent des opportunités et des moyens considérables pour mener à bien le combat pour la défense de la première cause nationale, a dit M. Aznail, estimant qu’il est plus que jamais indispensable de tirer profit de cet élément pour renforcer les compétences des acteurs associatifs et mieux les outiller dans leur plaidoyer en faveur du Sahara marocain.

Quant aux autres intervenants, ils ont mis l’accent sur les différentes évolutions que la question de Sahara marocain a connues ces dernières années ainsi que le grand travail accompli par la diplomatie marocaine, notant que la défense de l’intégrité territoriale du Royaume relève de la responsabilité de tous.

Ils ont aussi insisté sur la nécessité de développer des capacités de communication et de plaidoyer sur des bases scientifiques et pragmatiques ainsi que sur un discours rationnel qui tient compte des réalités sur le terrain, l’objectif étant d’être en mesure de faire face aux manoeuvres mensongères des ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume, et de parvenir à déconstruire leur discours erroné et falsificateur de la réalité.

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