Les principaux points du “Pacte de Glasgow pour le climat” conclu à la COP26

Voici les points clés du “Pacte de Glasgow pour le climat” scellé samedi soir après 13 jours de négociations acharnées pour arriver à un compromis sur les questions d’adaptation, de financement et de réduction :

– Il s’agit du premier texte qui mentionne explicitement les énergies fossiles, principales responsables des gaz à effets de serre et donc du changement climatique qui ne figurait même pas sur l’accord de Paris, considéré comme clé de voute de la diplomatie du climat.

– Le Pacte appelle à “intensifier les efforts vers la réduction du charbon sans systèmes de capture (de CO2) et à la sortie des subventions inefficaces aux énergies fossiles”.

– En ce qui concerne l’atténuation, l’écart persistant en matière d’émissions a été clairement identifié et les parties ont collectivement convenu d’œuvrer à la réduction de cet écart et de veiller à ce que le monde continue de progresser au cours de la présente décennie, afin que l’augmentation de la température moyenne soit limitée à 1,5 degré.

– Le texte “demande aux parties de revisiter et renforcer” leurs objectifs de 2030 autant que nécessaire pour les aligner sur les objectifs de température de l’Accord de Paris, d’ici la fin de 2022″.

– Les parties ont établi un programme de travail pour définir l’objectif mondial en matière d’adaptation, qui identifiera les besoins collectifs et les solutions à la crise climatique qui touche déjà de nombreux pays.

– Le réseau de Santiago a été renforcé par l’élaboration de ses fonctions de soutien aux pays pour traiter et gérer les pertes et dommages.

– Un consensus s’est dégagé sur la nécessité de continuer à accroître le soutien aux pays en développement. L’obligation de respecter la promesse de fournir 100 milliards de dollars par an des pays développés aux pays en développement a également été réaffirmée.

– Alors qu’un processus visant à définir le nouvel objectif mondial en matière de financement a été lancé, aucune avancée n’a été réalisée sur la question de la mise en place d’un mécanisme de “pertes et préjudices” pour financer les dommages que les pays en développement subissent déjà.

– En outre, l’un des principaux résultats reste la conclusion d’un accord sur les normes fondamentales liées à l’article 6 sur les marchés du carbone, ce qui rendra l’Accord de Paris pleinement opérationnel. Cela donnera une certitude et une prévisibilité aux approches de marché et non de marché à l’appui de l’atténuation et de l’adaptation.

– Les négociations sur le cadre de transparence renforcé ont également été conclues, prévoyant des tableaux et des formats convenus pour comptabiliser et déclarer les objectifs et les émissions.

 

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