Les Etats-Unis fourniront un navire au Vietnam pour “renforcer sa présence” en mer de Chine méridionale

Les États-Unis fourniront au Vietnam un autre navire pour renforcer sa capacité de patrouiller dans ses eaux territoriales, a annoncé mercredi le secrétaire d’Etat américain à la Défense, Mark Esper, en visite de travail dans le pays de l’Asie du Sud-Est.

Cette déclaration d’Esper intervient dans un contexte marqué par des tensions grandissantes entre Hanoï et Pékin sur fond de leur différend territorial en mer de l’Est (mer de Chine méridionale).

Le navire sera le deuxième à être fourni par les garde-côtes américains au Vietnam. Il y a deux ans, un premier navire de classe Hamilton a été remis garde-côtes vietnamiens pour permettre à Hanoï d’affirmer sa souveraineté sur ses eaux territoriales convoitées par la Chine.

Plus de quatre décennies après la fin de la guerre du Vietnam, les relations entre les deux anciens ennemis se sont de plus en plus développées notamment à cause des préoccupations communes concernant l’expansion de la Chine en mer de l’Est.

Pékin revendique 90% de la mer de Chine méridionale, potentiellement riche en énergie, à travers laquelle s’échangent environ 3.000 milliards de dollars de commerce chaque année.

En juillet dernier, la Chine a déployé un navire d’exploration pétrolière suscitant la colère du Vietnam qui a réclamé à maintes reprises le retrait du navire et de ses escortes armées de sa zone économique exclusive.

Les États-Unis accusent la Chine de militariser la mer de Chine méridionale et d’intimider les voisins asiatiques qui pourraient vouloir exploiter les vastes réserves de pétrole et de gaz.

En avril, les États-Unis ont livré six patrouilleurs d’une valeur de 12 millions de dollars aux garde-côtes vietnamiens. Ces navires s’ajoutaient aux douze autres navires de patrouille "Metal Shark" fournis au Vietnam ces deux dernières années.

La coopération militaire entre les Etats-Unis et le Vietnam s’est accrue depuis 2016, date de la levée de l’embargo sur les ventes d’armes à Hanoï par l’ancien président américain, Barack Obama, une mesure considérée comme un signal adressé à Pékin, dont les revendications en mer de Chine méridionale attise les tensions dans la région de l’Asie du Sud-Est.

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