Iran-Israël: le gouverneur de la Banque centrale iranienne affirme disposer de réserves suffisantes en devises malgré les sanctions américaines

Le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Abdolnaser Hemmati, a affirmé mardi que l’Iran dispose de réserves suffisantes en devises étrangères malgré l’intensification des sanctions américaines, se disant prêt à injecter jusqu’à 2 milliards de dollars pour stabiliser le marché des changes.

Une déclaration en réponse aux propos de Washington

Le gouverneur de la Banque centrale iranienne, Abdolnaser Hemmati, a déclaré mardi que l’Iran dispose de réserves suffisantes en devises étrangères malgré les sanctions américaines. Cette déclaration intervient après que le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a affirmé que Téhéran multipliait les déclarations offensives parce qu’il était en train de perdre la guerre économique. « Je le dis au président des États-Unis : l’Iran a des devises et elle en a assez », a affirmé Hemmati, selon l’agence semi-officielle Tasnim.

Une intervention prévue pour stabiliser le rial

La Banque centrale iranienne s’est déclarée prête à injecter jusqu’à 2 milliards de dollars sur le marché des changes afin de calmer la volatilité récente. Le gouverneur a reconnu que les conditions économiques du pays sont devenues difficiles, tout en attribuant la dépréciation récente du rial en grande partie à des facteurs qu’il qualifie de psychologiques.

Pas d’hyperinflation, mais un chômage en hausse

Hemmati a rejeté l’idée que l’Iran serait entré en situation d’hyperinflation, estimant que cette probabilité demeure faible malgré une inflation élevée et des pressions économiques importantes. Il a par ailleurs reconnu une hausse du chômage, liée à la guerre et aux dommages subis par certaines infrastructures, précisant que les petites et moyennes entreprises seraient prioritaires en matière de financement durant la seconde moitié de l’année iranienne.

Un contexte de pression économique américaine renforcée

Washington a récemment intensifié sa campagne de pression économique contre Téhéran, ciblant les principales sources de revenus iraniennes et le système financier international du pays. Le gouverneur avait par ailleurs indiqué que les exportations pétrolières, principale source de devises étrangères de l’Iran, étaient quasiment à l’arrêt.

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