Pachinian confirme la suppression de la référence à la Déclaration d’indépendance de la Constitution arménienne
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a confirmé que la référence à la Déclaration d’indépendance de 1990 serait supprimée de la future Constitution arménienne, une exigence de longue date formulée par l’Azerbaïdjan.
Une référence jugée porteuse d’une « logique de conflit »
Le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a déclaré que la nouvelle Constitution ne devait pas faire référence à la Déclaration d’indépendance, estimant que ce document reposerait sur une « logique de conflit ». Un député de haut rang représentant son parti, le Contrat civil, avait déjà confirmé que la Constitution rédigée par le ministère arménien de la Justice ne fait aucune référence à cette déclaration de 1990, laquelle cite elle-même un acte d’unification de 1989 adopté par les organes législatifs de l’Arménie soviétique et du Haut-Karabakh. Cette déclaration figure actuellement dans le préambule de la Constitution arménienne en vigueur.
Une exigence posée par Bakou comme condition de la paix
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a déclaré à plusieurs reprises que la signature d’un accord de paix avec l’Arménie dépendait de la suppression de cette référence, considérée par Bakou comme une atteinte à son intégrité territoriale. Selon l’Azerbaïdjan, la seule voie légale pour y parvenir consiste à adopter une nouvelle Constitution par référendum. Nikol Pachinian avait déjà souligné, début 2025, l’importance de « réguler nos relations avec la Déclaration d’indépendance », estimant que faire reposer la politique d’État arménienne sur les décisions historiques relatives à la réunification du Karabakh « signifie que nous n’aurons jamais la paix ».
Une opposition qui dénonce une Constitution « pro-azérie »
Cette orientation suscite de vives critiques de l’opposition arménienne, qui accuse le Premier ministre d’abandonner « les principes inscrits dans la déclaration d’indépendance » sous la pression de l’Azerbaïdjan. Le gouvernement arménien a toutefois toujours affirmé que la réforme constitutionnelle relève d’un processus interne, sans lien avec un processus externe.
Un enjeu électoral majeur
Nikol Pachinian a réaffirmé que son parti chercherait, lors des prochaines élections, à obtenir la majorité constitutionnelle au Parlement, ce qui lui permettrait de mettre en place une nouvelle Constitution sans référence à la Déclaration d’indépendance dans son préambule, une fois le texte du projet finalisé.
