Les Etats-Unis ouvrent un consulat à Dakhla

Les Etats-Unis ouvrent dimanche une représentation diplomatique à Dakhla, en présence du secrétaire d’Etat adjoint pour le Proche-Orient et l’Afrique du Nord, David Schenker qui a commencé samedi une « visite historique » au Sahara marocain en atterrissant à Laâyoune.

La délégation américaine de haut niveau, conduite par David Schenker, a visité les locaux du futur Consulat général des Etats-Unis d’Amérique à Dakhla.

David Schenker, en visite samedi à Laâyoune, s’est félicité samedi à Laâyoune de l’excellence des relations entre son pays et le Maroc, lesquelles « n’ont jamais été aussi fortes ».

« C’est un moment clé dans les relations USA-Maroc. Jamais ces relations n’ont été aussi fortes », a souligné le responsable US qui intervenait lors de la cérémonie de lancement du centre d’éducation par le sport  » TIBU Laâyoune Center by US Embassy Morocco ».

M. Schenker a évoqué à cet égard l’annonce historique faite le mois dernier par les Etats-Unis de reconnaitre la pleine souveraineté du Royaume du Maroc sur l’ensemble de la région du Sahara marocain et d’ouvrir un consulat à Dakhla.

Le responsable US a noté que l’année 2021 marque les deux cents ans depuis que les États-Unis ont ouvert leur première mission diplomatique au Maroc. « À Tanger, se trouve la plus ancienne installation diplomatique US dans le monde », a-t-il rappelé.

La nouvelle carte du Maroc intégrant son Sahara a été adoptée par Washington trois jours après l’annonce de la Proclamation américaine de la marocanité des provinces du sud.

« En reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, le président Trump a rejeté les statuts quo ratés qui ne bénéficiaient à personne, et à la place, il a mis en route une solution durable et mutuellement acceptable », avait souligné Jared Kushner, principal conseiller du président Trump.

L’accord prévoit l’ouverture d’un « consulat » américain à Dakhla et inclut une enveloppe de trois milliards de dollars (2,4 milliards d’euros), débloquée par la Banque américaine de développement (DFC) pour le « soutien financier et technique de projets d’investissements privés » au Maroc et en Afrique subsaharienne.

S’y ajoute un milliard de dollars (818 millions d’euros) pour l’entrepreneuriat féminin dans la région par l’intermédiaire de l’initiative « 2X Women Africa », financée par la DFC.

Au-delà du volet financier, la reconnaissance américaine est considérée comme « une percée diplomatique historique ».

Ces derniers mois, une vingtaine de pays -dont les Comores, le Liberia, le Burkina Faso, Bahreïn ou les Emirats- ont ouvert des représentations diplomatiques à Dakhla ou à Laâyoune (nord), ce que le Polisario considère comme contraire au droit international.

Les séparatistes du Polisario, soutenus par l’Algérie, a rompu mi-novembre le cessez-le-feu signé en 1991 sous l’égide de l’ONU et bloqué le passage d’El Guerguerat. Le Maroc a déployé ses troupes pour « sécuriser » la seule route vers l’Afrique de l’Ouest.

 

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