L1: Mbappé, Lyon, Lille, Mediapro… Tops et flops d’un automne chamboulé

Un Paris SG seulement troisième à la trêve derrière les coleaders Lyon et Lille, des tribunes vides, un diffuseur défaillant… La Ligue 1 a connu un automne singulier, au rythme des conséquences directes ou indirectes de la pandémie de Covid-19.

 

– Mbappé, un buteur à cent à l’heure –

Au moins, cet aspect-là n’a pas changé: sacré meilleur marqueur de L1 en 2019 et 2020, Kylian Mbappé a viré en tête du classement des buteurs mercredi à l’issue de la 17e journée, la dernière de 2020, inscrivant contre Strasbourg (4-0) son 12e but en treize apparitions cette saison.

Le symbole d’un début d’exercice supersonique pour le champion du monde 2018, qui a dépassé début décembre les 100 buts avec le PSG.

Mais malgré ses fulgurances, Paris est apparu moins dominateur: le champion de France en titre termine l’année à la troisième place, un point derrière le duo Lyon-Lille.

La faute à son épopée jusqu’à la finale de Ligue des champions reprogrammée en août pour cause de pandémie, ce qui a privé le club d’une préparation estivale. Conséquence directe: de trop nombreuses blessures ont affaibli son effectif.

 

– Lyon, l’invincible retour –

Sur la plus haute marche du podium pour finir l’année, l’OL paraît de retour au sommet.

Sans Coupe d’Europe à se mettre sous la dent cette saison, une première au XXIe siècle, le club de Jean-Michel Aulas joue un match par semaine et tient sans problème le rythme de la L1, accentuant l’incertitude sportive d’une compétition trop souvent confisquée par Paris ces dernières saisons.

Le match PSG-OL le 13 décembre a d’ailleurs tourné à l’avantage des Gones (1-0).

Rudi Garcia a tiré le meilleur du trio Kadewere-Toko Ekambi-Memphis Depay, qui a fait de l’OL la deuxième meilleure attaque du championnat (34 buts) derrière Paris (39 buts).

 

– Lille, chamboulé mais séduisant –

Malgré un chamboule-tout institutionnel, Lille garde son cap. Tout juste racheté par le fonds d’investissement Merlyn Partners en raison de sa lourde dette, Lille n’a montré aucun signe de faiblesse sur le terrain, en abordant 2021 deuxième de L1, et toujours en lice en Ligue Europa avec un 16e de finale en vue contre l’Ajax Amsterdam.

Les hommes de Christophe Galtier produisent en outre l’un des jeux les plus séduisants de France.

Les Dogues se basent sur une défense intraitable (12 buts encaissés, plus petit total du championnat derrière le PSG avec 10 buts), symbolisée par l’expérimenté capitaine José Fonte.

Et les Lillois font montre d’une puissance offensive incarnée par leur duo turc Burak Yilmaz-Yusuf Yazici, respectivement 7 et 5 buts cette saison en L1.

 

– Covid-19, le coup de froid –

Le coronavirus, qui a forcé l’arrêt prématuré du Championnat la saison dernière, n’a pas fini de perturber le foot français.

Avec la deuxième vague de la pandémie, les jauges maximales de 5.000 spectateurs dans les stades en début de saison ont vite été réduites à 1.000 personnes, avant de laisser place aux huis clos.

Adieu les recettes de billetterie pour les clubs, et adieu l’ambiance dans les stades, où parfois une bande son pré-enregistrée de chants de supporters masque mal le vide.

Le Covid-19 n’a épargné presque aucun effectif de L1, de Lens jusqu’aux superstars du PSG Neymar et Mbappé, testés positifs en début de saison.

Avec des conséquences sur le calendrier: quatre matches ont dû être reportés.

 

– Mediapro, un si coûteux naufrage –

Bordeaux, englué dans la deuxième moitié de tableau ? Nantes, en pleine débandade sportive et institutionnelle ? Non: le plus grand naufrage de l’automne en Ligue 1 n’est pas le fait d’un club mais de son diffuseur principal.

Mediapro, détenteur de 80% des droits TV de la L1, a été éjecté mardi avec perte et fracas par la Ligue de football professionnel (LFP) après avoir failli à honorer ses échéances.

En attendant la réattribution des droits, probablement avec une forte dépréciation, le groupe espagnol à capitaux chinois laisse un manque à gagner de plusieurs centaines de millions d’euros pour le foot français.

Et une chaîne, Téléfoot, qui n’aura pas vécu six mois, sacrifiant une cinquantaine de journalistes qui se sont décrits mercredi comme “les dindons de la farce”.

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