CFCM: avec l’actuel contexte sanitaire, la fête de l’Aïd El-Adha appelle à l’extrême vigilance

Pour le Conseil français du culte français (CFCM), la fête de l’Aïd El-Adha, qui devrait débuter le vendredi 31 juillet 2020, est certes un « grand moment de partage » mais le contexte sanitaire appelle à « l’extrême vigilance. »

Cette fête commémorant l’œuvre et le sacrifice d’Abraham, le CFCM rappelle que  l’acte sacrificiel doit être effectué par des sacrificateurs habilitésdans des abattoirs pérennes ou temporaires agréés par l’État, dans le respect des réglementations relatives à la sécurité sanitaire des aliments, à la santé, à la protection animale et à la protection de l’environnement.

Selon le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, l’abattage des animaux en dehors des abattoirs est interdit et constitue un délit.

Compte tenu de la capacité limitée des structures d’abattage agrées, le CFCM rappelle que l’acte sacrificiel peut intervenir sur les trois jours de l’Aïd El-Adha. De même, le sacrifice par délégation est unanimement autorisé. La délégation pourra être donnée à une personne physique ou à une ONG humanitaire reconnue pour ce service.

Cette année le 31 juillet 2020 sera l’occasion de nombreux rassemblements, celui de la prière de l’Aïd, la prière de vendredi, l’acte sacrificiel dans les abattoirs et les repas familiaux.

Le contexte de pandémie que nous traversons appelle à la plus grande vigilance. Aussi, le CFCM rappelle que :

– La prière de l’Aïd-el-Adha et la prière du vendredi ne doivent pas réunir plus de 5000 personnes même lorsque celles-ci sont organisées dans des espaces non fermés de type plein air.

–  Il faut éviter les embrassades et adopter la salutation sans contact physique par la formule «  Assalam ‘alaykum » (qui veut dire Paix sur vous).

– Le port du masque pour toute personne âgée de 11 ans et plus ainsi que la distanciation physique d’un mètre entre deux personnes sont obligatoires en tout lieu de rassemblement.

– De nombreux foyers de contamination (clusters) se sont déclarés autour des abattoirs. Il convient d’y réduire la fréquentation en privilégiant la délégation et en étalant l’acte sacrificiel sur les trois jours de la fête.

Ces recommandations qui peuvent évoluer en fonction de l’actualisation des connaissances et des données épidémiologiques, ainsi que d’autres préconisations peuvent être consultées sur un avis plus détaillé sur le  www.cfcm-officiel.fr.

Comme la plupart des rites, l’acte sacrificiel consistant à l’abattage d’un ovin (un par famille) ou un bovin (un pour sept familles), qui est une recommandation voire une obligation pour certaines écoles, n’est pas une fin en soi, rappelle le CFCM.

La tradition prévoit qu’un tiers de l’animal sacrifié à l’occasion de la fête soit donné au pauvres, un tiers servi aux amis et proches et le dernier tiers pour la consommation familiale : « Invoquez le Nom de Dieu sur ceux qui sont prêts à être sacrifiés. Et une fois que la bête est abattue, vous pourrez vous nourrir de sa chair et en distribuer aux nécessiteux discrets et aux pauvres mendiants. C’est dans ce but que Nous vous avons assujetti ces animaux. Peut-être en serez-vous reconnaissants. » (Coran : 22. 36).

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