Manifestation de la communauté algérienne devant l’ambassade d’Algérie à Paris

Des dizaines de personnes de la communauté algérienne en France  ont manifesté ce samedi 14 août devant l’ambassade d’Algérie à Paris pour protester contre les défaillance de l’Etat algérien face aux incendies de forêt en Kabylie qui ont fait quelque 90 morts.

Les manifestants ont pointé du doigt le manque d’anticipation et de prévention des pouvoirs publics devant un phénomène récurrent chaque année en Algérie.

Ils ont également tenu à rendre hommage à toutes les victimes algériennes du feu et de la Covid-19, ainsi qu’à Djamel Bensmail, ce bénévole lynché et brûlé vif par une foule déchaînée, car accusé à tort par la police d’être un pyromane.

Selon le site Algérie Part sur la base de ses investigations, “les Renseignements généraux (RG) relevant de la Direction Générale de la Sûreté Nationale (DGSN), à savoir la Police algérienne, ont joué un rôle troublant dans le meurtre cruel et barbare du jeune bénévole Djamel Bensmaïl à Larbaâ Nath Irathen dans la wilaya de Tizi-Ouzou en Kabylie”.

Face au drame que vivent la population de la Kabylie ravagée par les incendies, la diaspora algérienne, notamment kabyle, a pris le relais et s’est massivement mobilisée pour compenser l’incompétence du pouvoir en place.

“L’essentiel aujourd’hui est d’acheminer le maximum d’aides et de médicaments à nos frères et sœurs sur place. Mais le président Tebboune doit nous rendre des comptes. Tout est parti en fumée en Kabylie et les responsables n’ont rien fait pour arrêter à temps cette tragédie”, soupire  Nadjia, kinésithérapeute dans un grand hôpital de la région parisienne.

Pour Nadjia, “la haine aveugle le pouvoir”, avant de s’interroger : “pourquoi Tebboune n’a pas accepté l’aide du Maroc qui nous proposait ses Canadair pour éteindre le feu. Nous sommes voisins et le voisin tend la main en période difficile. C’est cela notre culture. Regardez l’Europe du Sud touchée par les feux, tout le monde s’entraide même s’ils ne sont pas d’accord !”.

“Les gens là-bas sont en détresse et se sentent abandonnés. Nous ici, on essaie de leur dire qu’ils ne sont pas seuls”, ajoute Nadjia.

 

 

 

 

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