Macron: “Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé”

Emmanuel Macron doit s’est rendu vendredi soir à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où un enseignant a été décapité en fin d’après-midi par un assaillant tué par la police. “Un de nos concitoyens a été assassiné parce qu’il enseignait, apprenait à ses élèves la liberté d’expression, de croire ou ne pas croire. Notre compatriote a été la victime d’un attentat terroriste islamiste caractérisé”, a-t-il déclaré.

“Je veux dire ce soir, de manière très claire, ils ne passeront pas. Nos policiers, nos gendarmes, l’ensemble de nos forces de sécurité intérieure, de renseignement. Mais au delà de cela, toutes celles et ceux qui tiennent la République et à leurs côtés magistrats, élus, enseignants, tous et toutes, nous ferons bloc. Ils ne passeront pas. L’obscurantisme et la violence qui l’accompagne ne gagneront pas. Ils ne nous diviseront pas. C’est ce qu’ils cherchent et nous devons nous tenir tous ensemble”, a martelé le président français, visiblement très ému.

“Il n’y a pas de hasard si ce soir c’est un enseignant que ce terroriste a abattu parce qu’il a voulu abattre la République dans ses valeurs. Les Lumières, la possibilité de faire de nos enfants, d’où qu’ils viennent, qu’ils croient ou qu’ils ne croient pas, quel que soit leur religion, d’en faire des citoyens libres. Cette bataille c’est la nôtre et elle est existentielle.”

Le chef de l’Etat était accompagné du ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer et du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

Auparavant, Emmanuel Macron s’est rendu à la cellule de crise mise en place au ministère de l’Intérieur, où il a été rejoint par le Premier ministre, Jean Castex. Le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, s’y trouvait également.

Le parquet national antiterroriste a annoncé s’être immédiatement saisi de l’enquête, ouverte pour “assassinat en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”.

L’enseignant a été décapité vendredi à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et son agresseur présumé tué par la police, dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise), trois semaines après l’attaque au hachoir perpétrée par un jeune Pakistanais près des ex-locaux de Charlie Hebdo à Paris.

Selon une source policière, la victime avait montré récemment à ses élèves des caricatures du prophète Muhammed.

Les faits se sont déroulés vers 17H00, près d’un établissement scolaire, selon une source policière. Les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans Sainte-Honorine ont été appelés pour un individu suspect rôdant autour d’un établissement scolaire, selon cette source.

Sur place, les policiers ont découvert la victime et, 200 mètres plus loin à Eragny, ils ont tenté d’interpeller un homme armé d’une arme blanche qui les menaçait et ont fait feu sur lui.

 

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