Libye: l’UE appelle à la mise en oeuvre de l’accord de cessez-le-feu

L’Union européenne a salué comme une “bonne nouvelle” l’annonce du cessez-le-feu en Libye et appelé vendredi à sa mise en oeuvre pour permettre la reprise des négociations de paix.

“Nous nous félicitons de l’annonce de cet accord. C’est une bonne nouvelle. Mais sa mise en oeuvre est aussi importante, car elle sera la clef pour la reprise des négociations politiques”, a déclaré Peter Stano, le porte-parle du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

“Nous savons très bien que la mise en œuvre sera plus difficile que les négociations sur cet accord”, a-t-il souligné.

Mais la reprise des négociations politiques est “une précondition posée par l’UE pour le soutien que nous avons promis”, a-t-il rappelé.

“Ces négociations politiques doivent avoir pour résultat la solution pacifique de la crise libyenne”, a-t-il insisté.

L’UE a conditionné son soutien économique et politique à la Libye à trois conditions: un cessez-le-feu permanent, la levée du blocage des exportations de pétrole et la reprise du dialogue politique.

“Quand les conditions seront réunies, nous donnerons suite à nos engagements. Il ne faut pas aller plus vite que la musique. Il faut attendre”, a-t-il commenté. L’UE envisage notamment la désignation d’un représentant spécial européen pour accompagner le processus politique en Libye.

Les parties en conflit en Libye ont signé vendredi un cessez-le-feu national et permanent avec “effet immédiat”, après cinq jours de discussions à Genève organisées sous l’égide de l’ONU.

Plongée dans le chaos depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, la Libye est déchirée aujourd’hui entre deux pouvoirs rivaux: le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et basé à Tripoli, et les autorités de l’Est alliées du maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est soutenu par une partie du Parlement élu et son président, Aguila Saleh. Chacun des deux pouvoir est soutenu par des parrains internationaux.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, soutien du GNA, a dit douter de la viabilité du cessez-le-feu. “Pour moi, (cet accord) semble manquer de crédibilité”, a-t-il déclaré.

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