Accords agricole et de pêche UE-Maroc: “l’heure est à l’approfondissement de nos relations, et non l’inverse”, selon l’eurodéputée Ries

La décision en 1ère instance du Tribunal européen concernant les accords agricole et de pêche avec le Maroc a suscité de nombreuses réactions de la part des eurodéputés, qui plaident en faveur du maintien et du renforcement des relations et du partenariat avec le Royaume.

Le Maroc et l’UE sont liés par un accord d’association, signé en 1996 et entré en vigueur le 1er mars 2000, qui englobe le Sahara marocain.

Ce partenariat prévoit l’application de tarifs préférentiels aux produits du territoire et stipule que ces derniers bénéficient de préférences commerciales.

Pour l’eurodéputée belge Frédérique Ries, “c’est un arrêt décevant” de la Cour européenne, “en contraste avec les efforts déployés sur le terrain”.

“Il faut tenir compte des réalités politiques de la question du Sahara et éviter les pièges du Polisario”, a-t-elle prévenu dans un tweet.

Et de souligne qu'”il faut rassurer notre partenaire marocain autant que les pêcheurs européens actifs dans ces eaux : l’heure est à l’approfondissement de nos relations, et non l’inverse”.

Pour l’eurodéputé italien Andrea Cozzolino, président de la délégation Maghreb au Parlement européen, “la décision du tribunal européen nous appelle à intensifier et à maintenir les relations de coopération en matière de pêche et de produits agricoles entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc”.

Pour sa part, l’eurodéputé italien, Marco Zanni, a relevé que “le Maroc est un partenaire clé dans la région méditerranéenne et en Afrique pour l’Italie et l’UE”.

“Nous devons redoubler d’efforts pour développer la coopération et la coordination avec ce pays”, a-t-il plaidé.

Pour l’eurodéputé française, Dominique Bilde, la décision du tribunal européen est “regrettable”, indiquant que le Maroc restera un partenaire clé pour l’UE.

Elle a également annoncé avoir “demandé une enquête sur la gestion de l’aide européenne aux camps de Tindouf, rattachés de facto au Polisario”.

Quant à l’eurodéputé allemand, Maximilian Krah Mdep, il a relevé que la décision du tribunal “indique clairement que l’UE ne peut éviter une décision politique : le Sahara fait partie du Maroc”.

Dans une déclaration à la presse, l’eurodéputé Dominique Riquet, a rappelé, quant à lui, que “toutes les institutions européennes (conseil, parlement, et la Commission) ont une position en faveur des accords avec le Maroc, notamment sur les projets de collaboration agricole et en matière de pêche”, soulignant que la décision du tribunal n’entraine “politiquement aucun changement, avec une majorité qui est favorable à ce qu’on continue et on approfondit la collaboration avec le Maroc”.

L’eurodéputé hongrois, László Trócsányi, a également fait part de son “ferme” soutien aux relations “stratégiques” entre le Maroc et l’UE, tandis que l’eurodéputée polonaise, Anna Fotyga, a insisté que la décision du tribunal de l’UE “ne peut pas impacter les relations stratégiques, amener de l’incertitude aux entreprises et nuire à la population locale”.

“Le Polisario est un élément déstabilisateur dans la région. Il n’a ni la légitimité ni la qualité représentative pour attaquer les accords UE-Maroc”, a-t-elle ajouté.

L’eurodéputé bulgare, Ilhan Kyuchyuk, a quant à lui réitéré que “le Maroc est un voisin fort de l’Europe et une source de stabilité et de sécurité”, soulignant que l’UE et le Maroc doivent rester unis et poursuivre leur partenariat stratégique et économique”.

L’eurodéputé tchèque, Tomáš zdechovský, a pour sa part souligné que “le Maroc est un partenaire clé de l’UE dans le voisinage et le pays le plus stable de la région”, se disant convaincu que Rabat et Bruxelles “resteront unis pour défendre leur partenariat et leurs accords contre les acteurs extérieurs”.

Cette décision n’interrompt pas la coopération entre les deux parties, a-t-il relevé, affirmant que “nous défendons la collaboration privilégiée avec le Maroc, qui est plus qu’un partenaire, c’est un ami”.

Le tribunal de l’Union européenne a rendu, mercredi, son jugement en première instance concernant le recours en annulation des décisions du Conseil européen au sujet des accords agricole et de pêche avec le Maroc.

Dans une déclaration conjointe, le Maroc et l’UE ont affirmé qu’ils resteront pleinement mobilisés pour continuer leur coopération bilatérale et unis pour défendre la sécurité juridique de leurs accords de partenariat.

 

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