Onze candidats ont été élus à l’issue du premier tour, en décrochant une majorité absolue des votes valides, dans un scrutin à bulletin secret où chaque eurodéputé disposait de 14 voix. Il s’agit de cinq socialistes du groupe Socialistes et démocrates (S&D), trois chrétiens démocrates du Parti populaire européen (PPE), deux libéraux et centristes du groupe Renew Europe et un membre du groupe des Verts/Alliance libre européenne (ALE).
Six candidats restaient en lice pour les trois autres postes, à savoir deux députés du groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR), deux membres du groupe d’extrême droite Patriotes pour l’Europe, un candidat du groupe d’extrême gauche La Gauche et un membre du groupe d’extrême droite Europe des nations souveraines (ENS).
Les deux Patriotes (dont l’ex-directeur de l’agence européenne des frontières Frontex Fabrice Leggeri) et le candidat ENS sont restés sur le carreau, en application du cordon sanitaire.
A la différence des Patriotes, dirigés par la nouvelle figure du Rassemblement national (RN) français Jordan Bardella, les élus d’ECR, un groupe associé à la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni, sont volontiers atlantistes et favorables au soutien militaire à l’Ukraine, ce qui leur permet d’échapper au cordon sanitaire.
Même si la coalition centriste PPE (droite, 188 sièges), Renew (libéraux, 77) et S&D (sociaux-démocrates, 136) reste majoritaire au Parlement, les droites radicales et nationalistes ont fortement progressé après les élections de juin et veulent peser davantage.
Plus tôt dans la journée, la présidente sortante du PE, Roberta Metsola (PPE), a été reconduite à la tête de l’assemblée pour un nouveau mandat de deux ans et demi, en s’adjugeant 562 des 623 votes valablement exprimés par les eurodéputés.
Jeudi prochain, les membres du PE vont élire le président de la Commission européenne. La présidente sortante, Ursula von der Leyen, candidate du PPE, devrait être reconduite pour un second mandat de cinq ans.