Clôture en apothéose du 18è Festival des Andalousies Atlantiques

Le rideau est tombé, samedi soir à Essaouira, sur le 18è festival des Andalousies Atlantiques, une édition de tous les records, avec au menu des concerts époustouflants de la diva Raymonde El Bidaouia, du rossignol Abderrahim Souiri et de l’Ensemble Hapiyout, outre un spectacle spécial où ont fusionné toutes les musiques marocaines.

Ainsi, une soirée grandiose a été organisée à la grande scène du chapiteau du port, en présence de M. André Azoulay, Conseiller du Roi et Président Fondateur de l’Association Essaouira-Mogador, du wali de la région de Marrakech-Safi, gouverneur de la préfecture de Marrakech, M. Karim Kassi-Lahlou, du gouverneur de la province d’Essaouira, M. Adil El Maliki, et d’éminentes personnalités marocaines et étrangères.

L’indétrônable figure de l’Aïta marsaouiya, Raymonde El Bidaouia, a ouvert le bal en gratifiant l’assistance, le temps d’un concert musical envoûtant, d’un florilège de ses plus belles chansons puisées d’un répertoire musical très riche et varié, ayant emporté les festivaliers dans un périple tout aussi original que féerique.

Dans une ambiance festive et conviviale et pour le grand plaisir des mélomanes et des habitués décidés à ne rater pour rien au monde ce rendez-vous inédit, la diva, a tenu, comme à son accoutumée, à descendre de la scène et à être entourée de ses fans, pour partager avec eux des moments inoubliables et fêter, comme il se doit, ces retrouvailles tant attendues, avant d’être rejointe par l’autre grande figure de la scène artistique nationale, Abderrahim Souiri, venu apporter sa touche magique et moderne à cette soirée.

Par leurs voix à la fois puissantes et envoûtantes, ces deux grands noms ont embarqué un public totalement acquis, dans un périple à travers le temps pour se remémorer avec un brin de nostalgie et interpréter ensemble la célèbre chanson “Bent Bladi”.

Avec une énergie intarissable, Abderrahim Souiri a pris le relais pour emporter les festivaliers dans un voyage musical sublime au cœur du patrimoine de la musique andalouse, dont il est l’un des ambassadeurs attitrés.

Par la suite, l’assistance a eu rendez-vous avec un concert où “toutes nos musiques ont été réunies”. Une fête pour tous et un spectacle conçu spécialement pour le Festival des Andalousies Atlantiques, qui a réuni sur la même scène des chanteurs en amazigh et en arabe, Marocains et Israéliens d’origine marocaine.

Invitant plusieurs musiciens sur scène, Abir El Abed, Yohai Cohen et Gusto, l’Orchestre de Montassir Hmala a interprété des notes musicales singulières et des sonorités qui rappellent que la musique est avant tout un langage universel.

Le temps fort demeure sans conteste l’interprétation collective de la chanson patriotique “Sawt El Hassan” au grand bonheur d’un public interactif et enthousiaste.

A l’espace Dar Souiri, les festivaliers ont eu rendez-vous avec l’Ensemble Hapiyout qui, après un premier concert plus que réussi en 2018, a fait son come-back aux Andalousies Atlantiques avec un spectacle au cours duquel alternent pièces musicales inédites et poèmes chantés issus du judaïsme mythique du Tafilalet, dans la lignée des œuvres du Grand Rabbin Yaacov Abihssera.

Dans une déclaration à M24, la chaîne d’information en continu de la MAP, le président exécutif de l’Association Essaouira-Mogador, M. Tarik Ottmani, s’est réjoui de ces retrouvailles avec le public du festival après une parenthèse de trois ans, Covid-19 oblige, avec à la clé une programmation très riche : 14 concerts et plus de 170 artistes venus notamment d’Israël, d’Espagne et du Maroc.

Des moments exceptionnels et une édition qui a tenu toutes ses promesses avec une affluence record des festivaliers, qui a dépassé les attentes, a-t-il fait constater, précisant que le nombre de festivaliers a atteint une moyenne de plus de 4.500 par soirée à la grande scène et plus de 400 personnes chaque jour à Dar Souiri.

Cette édition tant attendue a enregistré un franc succès, a-t-il enchaîné, rappelant que l’édition 2021 a été virtuelle, mais cette année le festival a renoué avec son public et ses mélomanes à travers le monde.

Au micro de M24, Raymonde Bidaouiya a, pour sa part, dit toute sa joie de ces retrouvailles avec le public et de regagner le Maroc, notamment après la crise induite par la Covid-19, et de retrouver Essaouira, en particulier, la ville qui lui est très chère, mettant en avant la vocation exceptionnelle de ce festival qui privilégie la rencontre et le partage.

De son côté, Abderrahim Souiri a mis en relief l’engouement et l’affluence massive que connaît ce festival durant ses différentes éditions, saluant l’initiative des organisateurs de faire perpétuer, de préserver et de transmettre cet art noble aux générations montantes.

Au cours de cette dernière journée de l’événement, un concert a été organisé à Dar Souiri, au cours duquel Mor Karbasi, la nouvelle diva de la musique séfarade, a rencontré la chanteuse amazighe Zora Tanirt, offrant l’occasion à l’assistance de découvrir les voix sublimes de deux artistes charismatiques.

Place par la suite au groupe “QUARTETOUKAN”. Il s’agit de quatre acolytes venant d’univers musicaux très différents, mais tout à fait solubles dans l’improvisation (musique orientale, flamenco, klezmer, musique andalouse), qui ont livré une fusion de leurs musiques pour apporter une sorte de gaieté de cœur et transporter l’assistance vers de nouveaux horizons. Un mélange de couleurs et de saveurs, chantées en arabe, en espagnol et en hébreu par Miriam Toukan.

Ensuite c’était au tour de Hassan et des membres du groupe Afalkay de faire étalage de leurs talents musicaux, une fusion de toutes leurs influences qui vont de la musique classique à la musique Gnaoua, en passant par le Flamenco, le Jazz, le Melhoun, etc.

Annoncée comme celle des retrouvailles qui feront date, le 18è Festival des Andalousies Atlantiques, organisé par l’Association Essaouira-Mogador, a donc enregistré un franc succès aussi bien en termes d’affluence que sur le plan de la diversité du public et des festivaliers venus de différents horizons pour partager, le temps de cet événement éclectique, des moments inoubliables de liesse et de communion.

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