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Le Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine reçu à Benghazi par Saddam Haftar

Le Niger a signé dimanche à Benghazi un protocole d’accord de coopération stratégique avec le camp de Khalifa Haftar. Le contenu du texte n’a pas été précisé.

Le Niger et le camp du maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est de la Libye, ont signé dimanche 1er novembre un protocole d’accord pour renforcer leur coopération. Le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, l’a annoncé lors d’une visite à Benghazi.

Une visite à Benghazi

Le Premier ministre nigérien a indiqué sur sa page Facebook avoir été reçu dimanche par le général Saddam Haftar, vice-commandant de l’Armée nationale libyenne (ANL) et fils de Khalifa Haftar. Il s’est rendu à Benghazi avec plusieurs responsables politiques et militaires nigériens, dont le général Amadou Ibro, chef d’état-major particulier du chef de la junte du Niger, le général Abdourahamane Tiani, et le chef d’état-major de l’armée de terre, le général Abdourahmane Abou Zataka.

Ali Mahaman Lamine Zeine a écrit : « Dans le cadre du renforcement de nos relations bilatérales et de l’élargissement de notre coopération dans divers domaines, nous avons procédé à la signature d’un protocole d’accord de coopération stratégique entre la Libye et la République du Niger. » Il n’a pas fourni plus de précisions.

Un pays divisé en deux exécutifs

Le Niger partage avec la Libye une frontière de plus de 340 km. La Libye est divisée entre deux exécutifs rivaux : l’un à Tripoli, à l’ouest, dirigé par Abdelhamid Dbeibah et reconnu par l’ONU, l’autre basé à Benghazi, à l’est, contrôlé par le maréchal Khalifa Haftar et son clan.

Cette visite marque un rapprochement avec Benghazi, même si le Niger entretient des relations avec les deux pouvoirs libyens. À la mi-juin, Ali Mahaman Lamine Zeine avait été reçu par Abdelhamid Dbeibah, avec qui il s’était entretenu « sur les enjeux sécuritaires, économiques et régionaux », ont indiqué les médias officiels nigériens.

Deux otages libérées grâce à Benghazi

Fin octobre, une Suissesse et une Autrichienne enlevées dans le nord du Niger ont été libérées grâce à une intervention de Benghazi. Elles étaient retenues en otage au Sahel depuis plus d’un an et demi par des jihadistes du groupe État islamique.

Des rebelles à la frontière

Le long de la frontière entre la Libye et le Niger opèrent par ailleurs des groupes rebelles hostiles aux militaires arrivés au pouvoir à Niamey par un coup d’État en 2023. Ils disent soutenir le président renversé, Mohamed Bazoum, toujours détenu par la junte.

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