Abdelilah Benkirane affirme que le Roi « finira par fermer l’ambassade d’Israël » si le PJD « travaille bien »
Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, a affirmé que le Roi "finira par fermer l'ambassade d'Israël" si son parti "travaille bien", tout en reconnaissant que les affaires étrangères relèvent d'un domaine souverain échappant à sa prérogative.

Une position réitérée sur la normalisation avec Israël
Le secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdelilah Benkirane, est revenu sur la question des relations diplomatiques entre le Maroc et Israël, tout en précisant d’emblée que ce dossier ne relève pas de sa prérogative, les affaires étrangères étant un domaine souverain. Il a néanmoins affirmé: « Si on travaille bien, le Roi finira par fermer l’ambassade », estimant que le Souverain « n’aime pas aller contre la volonté de son peuple ».
L’exemple égyptien mis en avant
Pour illustrer son propos, Abdelilah Benkirane a cité le cas de l’Égypte, qui a normalisé ses relations avec Israël en 1979 sans pour autant, selon lui, intégrer cette normalisation dans la société égyptienne, l’ambassadeur israélien au Caire demeurant, a-t-il dit, cantonné à son ambassade. Il a par ailleurs rappelé la fermeture du bureau de liaison israélien à Rabat en 2000, dans le contexte de la seconde Intifada — une fermeture intervenue l’année suivant l’accession au trône du Roi Mohammed VI, en juillet 1999.
Un contexte marqué par l’annonce d’une élévation des relations
Ces déclarations interviennent alors que le Maroc et Israël ont annoncé, le 16 septembre à New York, leur engagement à transformer leurs bureaux de liaison respectifs en ambassades et à nommer des ambassadeurs, une décision rendue publique par le ministère israélien des Affaires étrangères sans calendrier précis pour sa mise en œuvre effective. Le secrétariat général du PJD avait alors appelé ses militants à ne pas s’engager dans la controverse suscitée par ces informations, à quelques jours des élections législatives du 23 septembre, tout en réitérant son opposition de principe à la normalisation avec Israël.



