Javier Milei qualifie l’ONU d’« organisation inutile » qui ne sert qu’à « nourrir une caste de parasites »
Le président argentin a livré mercredi l'un des discours les plus offensifs de son mandat contre l'ONU, entre critique de sa gestion de la pandémie, appel sur les Malouines et méfiance envers la régulation de l'intelligence artificielle.

Le président argentin Javier Milei a lancé mercredi 23 septembre, depuis la tribune de la 81e session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, une charge virulente contre l’organisation. « Elle est devenue une organisation inutile, qui ne sert qu’à nourrir une caste de parasites d’une arrogance mortelle, déguisés en bureaucrates bien intentionnés », a-t-il déclaré. Il s’agissait de sa troisième intervention devant l’Assemblée générale depuis son entrée en fonction.
Une accusation d’échec sur la sécurité collective
Javier Milei a accusé les responsables de l’ONU d’avoir échoué dans leur mission de garantir la sécurité collective et de défendre les droits humains, affirmant qu’ils avaient à la place « permis le chaos, la violence et le terrorisme international ».
Les Malouines au centre de son intervention
Le président argentin a également placé la revendication argentine de souveraineté sur les îles Malouines au cœur de son discours, accusant l’ONU d’avoir « regardé de l’autre côté » face à ce différend avec le Royaume-Uni, qui administre l’archipel sous le nom de Falkland Islands. Il a appelé Londres à reprendre le dialogue pour rechercher une solution pacifique, y compris sur l’exploitation des ressources naturelles de la zone, avertissant : « Nous n’allons pas nous asseoir à attendre que l’ONU agisse, nous allons prendre les choses en main ».
Une charge contre la gestion de la pandémie de Covid-19
Reprenant une critique déjà formulée par le passé à cette tribune, Javier Milei a dénoncé la posture de l’ONU et des organismes qui en dépendent lors de la pandémie de Covid-19, qualifiant cette période d’« expérience globale de contrôle social déguisée en science ». Visant en particulier l’Organisation mondiale de la santé, dont l’Argentine s’est retirée sous sa présidence, il a dénoncé une « obsession sanitaire » qui aurait retiré à la population le droit de travailler, de s’instruire et de faire ses adieux à ses morts, affirmant que cette politique s’était traduite par « des millions de morts évitables » et employant, selon ses propres termes, le mot « génocide » pour la qualifier.
Une mise en garde contre la régulation de l’intelligence artificielle
Dans un long passage consacré à l’intelligence artificielle, le président argentin a vanté une technologie susceptible de « multiplier notre productivité dans des ordres de grandeur que nous ne comprenons pas encore », selon une formule qu’il a attribuée au président américain Donald Trump. Il a fustigé les craintes exprimées à son sujet, y voyant des « scénarios dystopiques » destinés à instiller la peur et à favoriser le contrôle de l’État, estimant qu’accorder à l’État un contrôle sur l’innovation revenait à l’accorder à des « hommes, des responsables et des bureaucrates ».



