En directMaghreb

Législatives Marocaines 2026: Driss El Azami El Idrissi (PJD) affirme que « le vrai retard du Maroc face à l’Europe, c’est la corruption »

À deux jours du scrutin, le vice-secrétaire général du PJD replace la corruption au centre de la campagne, plutôt que les débats sur les libertés individuelles.

Article

Le vice-secrétaire général du Parti de la justice et du développement (PJD), Driss El Azami El Idrissi, a affirmé dans une vidéo diffusée en ligne que le retard du Maroc par rapport à l’Europe ne se situe ni sur les relations sexuelles consenties, ni sur l’égalité dans l’héritage. « Le vrai retard du Maroc face à l’Europe, c’est la corruption », a-t-il déclaré, ajoutant : « Avec des candidats intègres et un chef de gouvernement qui ne s’attribue pas les marchés de dessalement ni ne distribue le fioul, on dépasserait l’Europe ».

Une charge qui prolonge les accusations de conflit d’intérêts

Driss El Azami El Idrissi avait déjà accusé le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, de conflit d’intérêts dans l’attribution du marché de la station de dessalement de l’eau de mer de Casablanca, affirmant que son entreprise avait bénéficié de mesures de soutien « sur mesure », dont des exonérations fiscales et des facilités dans la procédure d’appel d’offres. Le PJD avait alors réclamé sa démission.

Un axe central de la campagne du PJD

Lors du lancement de la campagne du parti, Driss El Azami El Idrissi avait mis en avant la « probité » des militants du PJD et appelé à faire de la transparence, de la reddition des comptes et de la lutte contre la corruption et la rente les principes directeurs de la gestion publique. Le secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, avait de son côté critiqué le bilan du gouvernement sortant, qu’il assimile à une logique de prédation des ressources publiques. Les candidats du PJD ont signé une charte électorale liant l’exercice d’un mandat à des engagements d’intégrité et de transparence.

Un scrutin dans deux jours

Cette sortie intervient à deux jours des élections législatives du 23 septembre, où 15,8 millions d’électeurs inscrits doivent élire les 395 membres de la Chambre des représentants parmi 27 partis en compétition. Le PJD, qui avait dirigé le gouvernement entre 2012 et 2021, exclut toute coalition avec le Rassemblement national des indépendants (RNI) d’Aziz Akhannouch, qu’il considère comme son principal adversaire politique.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page