
La cheffe du gouvernement nouvellement nommée, Fatima Zahra El Mansouri, rencontrera mercredi 30 septembre à Rabat des représentants du Rassemblement national des indépendants (RNI) et du Parti de l’Istiqlal, alors qu’elle entame les négociations avec ses potentiels partenaires de coalition. La première réunion est prévue à 11h00 avec une délégation du RNI conduite par le président du parti, Mohamed Chouki, suivie à midi d’une réunion avec une délégation de l’Istiqlal dirigée par le secrétaire général, Nizar Baraka. Chaque rencontre sera suivie d’une conférence de presse, selon les partis concernés.
Deux anciens partenaires de la coalition sortante
Le choix d’ouvrir les consultations avec le RNI et l’Istiqlal n’est pas anodin au regard de la nouvelle configuration de la Chambre des représentants. Les trois partis formaient ensemble la coalition gouvernementale sortante, avec un total de 228 sièges, mais le rapport de force s’est inversé à l’issue du scrutin du 23 septembre. Le Parti authenticité et modernité (PAM), coordonné par Fatima Zahra El Mansouri, arrive désormais en tête avec 97 des 395 sièges de la Chambre, devant le RNI, qui dirigeait la précédente coalition et recule à 66 sièges, et l’Istiqlal, troisième avec 65 sièges.
L’Istiqlal déjà ouvert aux négociations sous le PAM
Le Parti de l’Istiqlal s’est dit ouvert à des négociations de coalition sous la direction du PAM, sa décision définitive sur une éventuelle participation gouvernementale devant toutefois être tranchée par son Conseil national, réuni ce week-end. Fatima Zahra El Mansouri devra réunir une majorité d’au moins 198 sièges pour former son gouvernement, une équation d’autant plus contrainte que le Parti de la justice et du développement (PJD), quatrième force de la Chambre avec 54 sièges, a déjà exclu de participer à un exécutif dirigé par le PAM.



