Benjamin Netanyahou promet que le Hamas n’exercera plus « aucun pouvoir » à Gaza
Alors que l'avenir politique du territoire reste incertain depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025, le chef du gouvernement israélien promet aussi de poursuivre les frappes contre le Hezbollah et de ne pas laisser l'Iran menacer son pays.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a affirmé lundi 5 octobre, lors d’une cérémonie commémorant les attaques du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, que le mouvement palestinien n’exercerait plus aucun pouvoir à Gaza. « Il n’y aura aucun pouvoir du Hamas à Gaza », a-t-il déclaré, au cimetière militaire du Mont Herzl à Jérusalem.
Une journée nationale de commémoration
Israël observe lundi une journée nationale de commémoration, près de trois ans après l’attaque la plus meurtrière de son histoire. Les drapeaux ont été mis en berne sur les bâtiments publics à partir de 6h29 (3h29 GMT), heure à laquelle le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, avait commencé à s’infiltrer en territoire israélien.
L’attaque a causé la mort de 1.221 personnes du côté israélien, en majorité des civils, d’après un bilan établi à partir de données officielles. L’offensive lancée en représailles par Israël à Gaza a fait plus de 74.200 morts, d’après le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l’autorité du Hamas et dont l’ONU juge les chiffres fiables.
Hamas, Hezbollah, Iran : les engagements de Netanyahou
Le Premier ministre a déclaré : « Nous avons accompli d’énormes progrès, mais des missions nous attendent encore, et nous avons l’intention de les mener à bien ». Il s’est engagé à continuer de cibler toute personne impliquée dans l’attaque.
Dans le sillage du 7-Octobre, Israël a combattu sur plusieurs fronts, notamment au Liban face au Hezbollah, mouvement soutenu par Téhéran, ainsi que contre l’Iran même. Netanyahou s’est engagé à poursuivre les frappes contre le Hezbollah afin de « créer une opportunité de paix avec un pays dont la population, dans sa grande majorité, souhaite la paix avec nous ».
Sur l’Iran, il a affirmé : « nous ne laisserons pas le régime des ayatollahs de Téhéran menacer notre existence ». Il juge ce régime « plus faible qu’il ne l’a jamais été depuis sa création ».
Gaza : l’avenir politique reste en suspens
Depuis le cessez-le-feu annoncé par le président américain Donald Trump en octobre 2025, l’avenir politique du territoire demeure incertain. Israël, qui contrôle toujours la majeure partie de Gaza, refuse d’en retirer ses forces tant que le désarmement du Hamas n’aura pas été vérifié. Le Hamas défend de son côté un désarmement progressif, plutôt qu’une reddition immédiate et unilatérale de son arsenal.
Le contexte électoral
Les Israéliens voteront le 27 octobre pour renouveler la Knesset, un premier scrutin législatif depuis le 7-Octobre.




