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Après la condamnation de l’Égypte, la Turquie lui propose un accord maritime

Le ministre turc de la Défense se dit prêt à signer avec l’Égypte un accord de délimitation maritime en Méditerranée orientale. L’Égypte avait condamné mercredi l’accord turco-libyen.

La Turquie est prête à signer un accord avec l’Égypte sur la délimitation des zones maritimes en Méditerranée orientale, a affirmé vendredi 23 octobre 2026 le ministre turc de la Défense, Yasar Güler. « Nous sommes prêts à signer un accord avec l’Égypte sur la délimitation des zones de juridiction maritime », a-t-il déclaré. Cette offre intervient deux jours après la condamnation par Le Caire de l’accord maritime entre Ankara et la Libye.

La condamnation égyptienne

Mercredi 21 octobre, l’Égypte avait rejeté l’accord de délimitation maritime conclu en 2019 entre la Turquie et le gouvernement de Tripoli, ratifié la veille à l’unanimité par le Parlement libyen basé dans l’est du pays, comme l’a rapporté Atlasinfo. Le ministère égyptien des Affaires étrangères avait dénoncé une « violation manifeste des droits souverains de l’Égypte au sein de sa zone économique exclusive et de son plateau continental », jugeant le texte contraire à la Convention sur le droit de la mer, « nul et non avenu et dénué de tout effet juridique ». Le Caire avait ajouté qu’il se réservait le droit de protéger ses droits en vertu du droit international. L’Union européenne, Israël et la Grèce avaient eux aussi rejeté le texte.

Un dossier ancien

La Turquie et l’Égypte sont des alliés sécuritaires proches, qui coopèrent sur de nombreux dossiers régionaux, bien qu’ils aient longtemps été dans des camps opposés en Libye. La ratification libyenne signale un réchauffement entre le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays, et la Turquie. Ankara s’était déjà dite prête, en mars 2021, à négocier avec l’Égypte une délimitation maritime, à condition que Le Caire respecte les limites de son plateau continental. L’Égypte a de son côté signé en 2020 avec la Grèce un accord de délimitation partielle de leurs zones économiques exclusives, qu’Ankara avait aussitôt qualifié de « nul et non avenu ».

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