
Un homme de 39 ans a ouvert le feu depuis sa voiture vendredi 23 octobre 2026 à Trappes et La Verrière, dans les Yvelines. Il a tué un homme de 26 ans d’origine africaine et fait quatre blessés, dont une fillette de 12 ans. Le suspect a été interpellé et le parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête.
Les faits
Les tirs ont eu lieu vers 10 heures, à trois endroits des deux communes, dont à proximité d’un jardin d’enfants, indique le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Le tireur a utilisé « ce qui semble être une arme de guerre ou, au moins, une arme automatique », a-t-il précisé. Un pistolet-mitrailleur de type Sten, arme de collection datant de la Seconde Guerre mondiale, est évoqué par des médias, sans confirmation officielle. La victime tuée, un homme de 26 ans, était d’origine africaine, selon le maire de Trappes, Ali Rabeh, qui a ajouté que l’un des blessés graves était d’origine nord-africaine. Le maire a dit à BFM TV que l’assaillant avait tiré de façon relativement aléatoire sur des passants. Parmi les blessés figurent une fillette de 12 ans et deux personnes de 29 et 49 ans.
Une interpellation en moins de dix minutes
Le suspect a été arrêté à Coignières, sur la RN10, moins de dix minutes après les premiers tirs. Identifié comme Kévin T., 39 ans et originaire de Plaisir, dans les Yvelines, il circulait à bord d’une Clio grise, indique 78actu. Il est présumé innocent tant qu’il n’a pas été jugé. « C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu plus de victimes », a déclaré Laurent Nuñez, qui s’est rendu sur place.
Le parquet antiterroriste saisi
Le PNAT, d’abord « en observation », s’est saisi de l’enquête. Il a ouvert une enquête de flagrance pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste », avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en raison de l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion. Elle vise aussi la détention d’une arme de catégorie A et l’association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation de crimes contre les personnes. Le PNAT examine donc si le mobile est raciste.
Les réactions
Le président Emmanuel Macron a exprimé sa « profonde émotion ». Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a affirmé que l’ensemble des moyens des forces de sécurité et de l’autorité judiciaire sont pleinement mobilisés.



