Afrique du Sud : deux membres de l’ANC tués par balles en plein porte-à-porte électoral dans le KwaZulu-Natal
Un homme et une femme du Congrès national africain ont péri jeudi sous les tirs d’assaillants à Umgababa, sur la côte sud du KwaZulu-Natal. La police n’écarte pas l’intolérance politique comme mobile.

Deux membres du Congrès national africain (ANC) ont été tués par balles, jeudi 15 octobre 2026, lors d’une campagne de porte-à-porte à Umgababa, sur la côte sud de la province du KwaZulu-Natal, a indiqué la police. L’attaque survient à moins de trois semaines des élections municipales du 4 novembre.
Cinq personnes visées par les occupants d’un véhicule utilitaire
Le porte-parole de la police provinciale, Robert Netshiunda, a déclaré : « Un homme et une femme ont été déclarés morts sur les lieux ». Une autre femme a été blessée à la jambe en tentant de fuir les assaillants, a ajouté la police.
Les victimes faisaient partie d’un groupe de cinq personnes, composé de deux femmes, d’un homme et de leurs deux gardes du corps. Ce groupe a été pris pour cible par les occupants d’un véhicule utilitaire, qui ont ouvert le feu avec des fusils et des pistolets.
Les deux gardes du corps restent introuvables
Robert Netshiunda a précisé : « Les deux gardes du corps ont pris la fuite et restent introuvables ».
Enquête ouverte pour deux meurtres et trois tentatives de meurtre
La police a ouvert une enquête pour deux meurtres et trois tentatives de meurtre. Le mobile reste inconnu. Les enquêteurs n’excluent pas une intolérance politique, a expliqué le porte-parole.
Deux jours après l’attaque de Katlehong
Cette fusillade intervient deux jours après une autre attaque à Katlehong, à environ 30 kilomètres au sud-est de Johannesburg. Quatre membres présumés de la Ligue de jeunesse de l’ANC y ont perdu la vie.
Au moins 43 morts dans des violences politiques depuis janvier
L’Initiative mondiale contre la criminalité transnationale organisée (GI-TOC) a recensé, dans un rapport, au moins 43 personnes tuées depuis janvier dans des violences politiques en Afrique du Sud. À l’approche des élections municipales du 4 novembre, ce type d’assassinats s’étend à des provinces jusque-là relativement épargnées.



