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Argentine : l’opposition échoue faute de quorum à ouvrir le débat sur l’abrogation du décret de dérégulation de Javier Milei, président argentin

L’opposition argentine n’a pas réuni le quorum à la Chambre des députés pour débattre de l’abrogation d’un décret de Javier Milei. Une nouvelle séance est prévue le 21 octobre.

L’opposition argentine a échoué, jeudi 15 octobre, à obtenir l’ouverture d’un débat parlementaire sur l’abrogation d’un décret de la politique économique du président Javier Milei. Elle n’a pas réuni le quorum nécessaire à la tenue d’une séance extraordinaire de la Chambre des députés.

121 députés sur 129 requis

Les formations opposées au gouvernement n’ont rassemblé que 121 députés sur les 129 requis. Le président de la Chambre basse a constaté l’échec de la séance après une demi-heure d’attente.

Un décret préservé pour l’heure

Ce revers permet à l’Exécutif de préserver, pour l’heure, le décret de nécessité et d’urgence adopté en décembre 2023, quelques jours après l’arrivée de Javier Milei au pouvoir. Ce vaste texte de déréglementation constitue l’un des piliers de son programme de libéralisation économique, avec des dispositions touchant notamment au commerce, à l’immobilier et aux activités productives.

Une séance réclamée par plusieurs formations

La séance était réclamée par plusieurs formations d’opposition, dont le bloc péroniste Unión por la Patria. Elle devait aussi permettre d’examiner la prolongation de l’état d’urgence en matière de handicap et des mesures destinées à alléger l’endettement des ménages.

L’absence d’élus centristes et provinciaux

L’échec s’explique notamment par l’absence de plusieurs élus de formations centristes et provinciales, dont le soutien était indispensable. Le gouvernement, qui avait engagé des discussions avec ces groupes, a accueilli favorablement cette issue. L’opposition a dénoncé les manœuvres politiques ayant empêché le débat.

Les terres rurales au cœur de la controverse

Ce bras de fer intervient sur fond de controverse autour de la propriété des terres rurales. Une disposition du décret avait supprimé les restrictions imposées depuis 2011 à l’acquisition de terres agricoles par des étrangers, ce qui a suscité une vive contestation politique et judiciaire. Le 9 octobre, la Cour suprême a suspendu provisoirement les effets de cette disposition, dans le cadre d’un recours introduit notamment par une organisation environnementale, sans se prononcer sur sa constitutionnalité.

Mercredi, les députés de la majorité et leurs alliés ont approuvé en commission un amendement à un projet de loi sur la protection de la propriété privée, visant à rétablir les limitations applicables aux acquéreurs étrangers. Cette évolution a contribué à réduire les soutiens à l’initiative de l’opposition, qui entendait obtenir le rejet de l’ensemble du décret, au-delà de la seule question foncière.

Nouvelle séance le 21 octobre

Une nouvelle séance est prévue le 21 octobre pour examiner notamment les questions liées au handicap et à l’endettement familial. L’échec de jeudi ne constitue pas une approbation du décret, mais il offre un répit parlementaire au gouvernement, dans un contexte de fortes tensions autour de ses réformes économiques et sociales.

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