
Le président Emmanuel Macron a dénoncé jeudi 22 octobre 2026 des actes « séditieux » conduits par des groupes d’ultragauche visant à « faire tomber la République », lors des violences et pillages commis en marge des manifestations contre la vie chère samedi. Il s’exprimait à l’issue d’une réunion à l’Élysée avec « l’ensemble des services de renseignement », accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation du 17 octobre.
Sa déclaration
« Nous avons eu tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République », a-t-il dit. « C’est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification », a-t-il ajouté. Il distingue ces actes de « des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté, mais qui ne sont pas de la même nature ».
Seules les manifestations syndicales autorisées samedi
Emmanuel Macron a annoncé que seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, jour de nouvelles mobilisations à l’appel de gilets jaunes et de mouvements lycéens. Le 5 novembre, les syndicats appellent à une journée de manifestations et de grève.
Les partis reçus à Matignon
Le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit en début d’après-midi les partis politiques à Matignon, en présence du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, du ministre de la Justice Gérald Darmanin, de responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre. Emmanuel Macron, depuis Doha, a dit que cette réunion vise à « responsabiliser tout le monde dans ce contexte ». Beaucoup de partis ont dénoncé une « convocation » et plusieurs dirigeants se font représenter, dont Jordan Bardella, Marine Le Pen et Édouard Philippe. Jean-Luc Mélenchon a prévenu Sébastien Lecornu : « On va y aller, on va te pourrir la réunion ». Le Premier ministre reçoit aussi dans l’après-midi les maires de Paris, Marseille et Lyon.
Le fil des déclarations
Mardi, Sébastien Lecornu avait dénoncé « la planification, en certains endroits, d’un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d’extrême gauche ». Mercredi, Emmanuel Macron avait affirmé que « la main ne doit pas trembler au sommet de l’État » et que « aucune violence n’est légitime ».



