
La Ville de Paris dénombre 451 commerces vandalisés lors des violences des samedi 17 et dimanche 18 octobre 2026. Elle détaille les démarches et les aides mises en place pour les commerçants concernés. Le décompte est actualisé au fil des déclarations.
Un bilan parisien dans un bilan national
Les dégradations « particulièrement importantes » de ces deux jours ont « durement touché » de nombreux commerces et locaux d’activité de la capitale, indique la Ville. À l’échelle de la France, 3.000 commerces ont été pillés et dégradés lors de la mobilisation contre la vie chère, selon l’AFP. À Paris, 557 personnes ont été placées en garde à vue après les violences et pillages, dont 300 ont comparu devant un magistrat mardi soir, a relevé la procureure de Paris Laure Beccuau.
Les démarches en cinq étapes
La Ville recommande aux commerçants de rassembler les preuves (photos, vidéos, liste des biens détruits, factures, témoignages), de porter plainte (pré-plainte en ligne possible), de déclarer le sinistre à leur assureur, de demander si besoin l’indemnisation auprès de la préfecture de police, et de se faire accompagner par la CCI. Un conseiller de la CCI aide à constituer et relire le dossier, relance en cas de blocage et oriente vers les bons interlocuteurs.
Une ligne d’urgence et une permanence
Une ligne d’urgence, le 0800 73 04 92, est ouverte aux commerçants depuis lundi matin. La CCI Paris tient une permanence d’accueil au 11 rue Léon Jouhaux, dans le 10e arrondissement, pour faire le point sur la situation de chaque entreprise. Elle appuie les commerçants sur l’assurance, la trésorerie et la relation bancaire, les reports d’échéances fiscales et sociales auprès de la DGFiP et de l’Urssaf, l’orientation juridique et l’activité partielle.
Des aides complémentaires
- Consultations juridiques : en partenariat avec le Barreau de Paris, des rendez-vous gratuits de 20 minutes sont proposés dans les mairies d’arrondissement.
- Soutien psychologique : l’association APESA Paris offre un soutien gratuit et confidentiel aux chefs d’entreprise et commerçants en détresse.
- Artisans : la CMA Île-de-France active une cellule SOS Entreprises et un fonds de solidarité, avec une aide d’urgence exceptionnelle.
- Cotisations : l’Urssaf Île-de-France propose des délais de paiement, une adaptation des cotisations pour les indépendants et des aides sociales.
- Victimes : l’association Paris aide aux victimes accompagne les démarches et propose un soutien psychologique.



