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Les violences conjugales en hausse de 5 % en France en 2025

Les services de police et de gendarmerie ont recensé 284 681 victimes de violences conjugales en 2025, soit une augmentation de 5 % par rapport à l’année précédente. Les femmes représentent 84 % des victimes enregistrées, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur publiés jeudi 5 novembre.

Près de 800 victimes sont ainsi recensées chaque jour. Après une stabilisation en 2024, les violences commises par un conjoint ou un ex-conjoint repartent à la hausse, indique une étude du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI).

Les violences sexuelles progressent le plus

En 2025, les violences physiques constituent 63 % des faits enregistrés. Les violences verbales ou psychologiques en représentent 31 %, tandis que les violences sexuelles comptent pour 5 %.

Ces dernières connaissent toutefois la plus forte progression sur un an, avec une hausse de 12 %. Le bilan fait également état de 124 personnes décédées après une agression commise par leur partenaire ou ex-partenaire.
Depuis 2016, le nombre de victimes recensées par les forces de sécurité a augmenté en moyenne de 9,6 % par an.

Les femmes, principales victimes

Les femmes représentent 84 % des victimes enregistrées, contre 16 % d’hommes. Parmi les personnes mises en cause, 85 % sont des hommes.

Les jeunes adultes sont particulièrement concernés : 73 % des victimes ont entre 20 et 45 ans. La tranche des 30-34 ans est la plus représentée, avec 16 % des personnes recensées.

À l’échelle départementale, le Pas-de-Calais affiche le taux le plus élevé de victimes féminines enregistrées, avec 16,7 victimes pour 1 000 habitantes âgées de 15 à 64 ans. Le Nord, avec 14,8 victimes, La Réunion (14,7) et la Somme (14,2) figurent également parmi les territoires les plus touchés.

Une minorité de victimes porte plainte

Les statistiques des forces de sécurité ne rendent compte que d’une partie des violences réellement subies. Selon l’enquête de victimation « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS 2025), seules 13 % des victimes déclarent avoir porté plainte auprès de la police ou de la gendarmerie.

Par ailleurs, 31 % des victimes enregistrées en 2025 ont signalé des faits commis au cours d’une année précédente, une proportion stable par rapport à 2024.

Le ministère de l’Intérieur souligne que l’évolution du nombre de plaintes enregistrées ne reflète pas nécessairement celle des violences réellement commises. Elle dépend aussi de la libération de la parole, de la sensibilisation du public et de la capacité des victimes à signaler les faits.

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