Législatives Marocaines 2026: Mohamed Ouzzine n’exclut pas une participation du MP à la coalition gouvernementale
Le secrétaire général du Mouvement populaire laisse la porte ouverte à une participation gouvernementale, alors que plusieurs scénarios de coalition évoquent une possible mise à l'écart du RNI.

Le secrétaire général du Mouvement populaire (MP), Mohamed Ouzzine, n’exclut pas une participation de son parti à la prochaine coalition gouvernementale, affirmant : « Qu’importe notre situation, nous continuons à faire parvenir nos convictions ». Cette déclaration intervient alors que le MP, crédité d’au moins 29 sièges selon les résultats provisoires, a vu son secrétaire général réélu dans sa circonscription d’Ifrane, aux côtés d’autres figures du parti comme Rim Chabat.
Un paysage politique recomposé après le scrutin
Le Parti authenticité et modernité (PAM) est arrivé en tête des législatives du 23 septembre avec 97 sièges, devant le Rassemblement national des indépendants (RNI, 66 sièges) et le Parti de l’Istiqlal (65 sièges). Le RNI, qui dirigeait la coalition sortante, a vu son secrétaire général Mohamed Chouki reconnaître un net recul par rapport à 2021, sans toutefois se prononcer sur une éventuelle participation gouvernementale, renvoyant cette décision à ses instances internes.
Un scénario de coalition qui pourrait écarter le RNI
Plusieurs analystes évoquent un scénario de coalition associant le PAM, l’Istiqlal et le Mouvement populaire, éventuellement complété par l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social, totalisant une majorité confortable au-delà des 198 sièges requis, sans nécessiter l’apport du RNI. Une telle configuration marquerait une rupture avec l’alliance gouvernementale en place depuis 2021, où RNI, PAM et Istiqlal gouvernaient ensemble.
Une position mesurée, sans engagement formel
Avant le scrutin, Mohamed Ouzzine avait déjà jugé prématuré de se prononcer sur d’éventuelles alliances, soulignant que les formations politiques se livraient à une joute électorale à l’issue de laquelle une convergence de vues dicterait les coalitions, ou, à défaut, imposerait le choix de l’opposition. Sa déclaration actuelle, sans fermer la porte à une participation gouvernementale, maintient cette même prudence, le MP se disant prêt à assumer ses convictions quelle que soit la position qu’il occupera dans la prochaine configuration politique.



