Le RNI s’oriente vers une opposition « forte, responsable et constructive », annonce son président Mohamed Chawki
Mohamed Chawki, président du RNI, annonce une opposition « forte, responsable et constructive », qui tire sa légitimité de la Constitution de 2011. Il voit dans ce passage une extension naturelle de la pratique démocratique, après l’annonce de la coalition de Fatima Zahra El Mansouri.

Mohamed Chawki, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), a affirmé que son parti s’orienterait vers une opposition forte, responsable et constructive. Il a présenté le passage dans l’opposition comme une extension naturelle de la pratique démocratique.
Une opposition qui tire sa légitimité de la Constitution de 2011
Mohamed Chawki a rappelé que cette pratique de l’opposition tire sa légitimité de la Constitution de 2011, qui a conféré à l’opposition une place fondamentale dans la construction démocratique et institutionnelle du Maroc. Il y voit une opportunité de poursuivre la contribution du parti à la vie politique et institutionnelle depuis une position différente.
Une déclaration qui suit l’annonce de la coalition gouvernementale
Cette déclaration intervient à la suite de l’annonce officielle, lundi, par Fatima Zahra El Mansouri, de la formation de la nouvelle coalition gouvernementale. Celle-ci regroupe le Parti authenticité et modernité (PAM), l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS). Elle place le RNI dans l’opposition pour la prochaine étape politique.
Un contrôle fondé sur les faits, sans opposition systématique
Mohamed Chawki a mis en avant l’expérience gouvernementale du parti, son poids parlementaire et l’expertise de son groupe. Il a indiqué que le RNI examinera les politiques publiques sur la base des faits et des données et proposera des alternatives. Le parti ne fera pas d’opposition pour l’opposition, mais exprimera son désaccord lorsque l’intérêt général l’exigera.
Un parti qui dirigeait le gouvernement sortant
Le RNI dirigeait le gouvernement sortant. Il compte 66 sièges à la Chambre des représentants, selon les résultats provisoires des législatives du 23 septembre, contre 102 en 2021. Le PAM avait écarté la reconduction de l’alliance avec lui, avant de s’allier à l’Istiqlal, à l’USFP et au PPS.



