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Le Premier ministre belge Bart De Wever remet sa démission au Roi

Le Premier ministre belge Bart De Wever a remis lundi sa démission au Roi, faute d’accord budgétaire au sein de sa coalition. Le Roi ne s’est pas prononcé et le recevra de nouveau vendredi.

En Belgique, le Premier ministre, Bart De Wever, a présenté lundi 2 novembre sa démission au Roi, faute de compromis sur le budget au sein de sa coalition. Le Roi n’a pas tranché et recevra de nouveau le chef du gouvernement vendredi.

Le Palais royal garde la décision en suspens

Le Palais royal a indiqué que « le Roi tient sa décision en suspens et entamera dès demain des consultations avec les présidents de partis des différents partenaires de la majorité ». Il a déploré « l’absence d’accord visant à doter le pays d’un budget crédible ». Il a précisé vouloir éviter « une crise politique prolongée » en recevant à nouveau le Premier ministre.

Une nuit de négociations sans accord

Le comité ministériel restreint chargé du budget s’est réuni dimanche à partir de 21h. Il a terminé peu après 1h du matin lundi sans accord, malgré une nouvelle proposition de Bart De Wever. Le gouvernement doit trouver environ 10 milliards d’euros d’ici 2029 pour tenir sa trajectoire budgétaire. Bart De Wever avait exclu de recourir à une nouvelle série de douzièmes provisoires pour entamer 2027.

La coalition, dite « Arizona », réunit cinq partis : N-VA, MR, Les Engagés, CD&V et Vooruit. Elle a prêté serment devant le roi Philippe le 3 février 2025.

Taxes ou économies : le cœur du désaccord

Le désaccord porte sur la manière de réaliser les économies. Le vice-Premier ministre David Clarinval (MR) a reproché à Vooruit de préférer davantage de recettes fiscales à des réductions de dépenses suffisantes. Il a déclaré à l’issue de la réunion : « J’ai pointé le fait qu’il y avait trop de taxes. » Il a évoqué plus de 3 milliards d’euros de taxes en discussion, tandis que d’autres sources les situent plutôt autour de 2 milliards, principalement par une contribution accrue des plus hauts revenus et des plus gros patrimoines.

Vooruit et Les Engagés veulent que les « épaules les plus larges » contribuent davantage. Les Engagés ont présenté une liste de taxes, notamment sur les plus-values et les actions au porteur, qui heurte les priorités du MR. Ce parti défend la maîtrise des dépenses et refuse une hausse importante de la pression fiscale. Vooruit et Les Engagés résistent aussi à une limitation de la norme de croissance des dépenses de santé.

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