Le Forum d’Assilah célèbre l’empreinte indélébile de Toni Maraini

Des artistes plasticiens et des universitaires ont retracé, mardi, le parcours de la plasticienne, écrivaine et critique italienne Toni Maraini, lors d’un colloque d’hommage organisé dans le cadre de la session d’automne de la 47e édition du Forum culturel international d’Assilah.
Lors de ce colloque, tenu au Centre Hassan II des rencontres internationales, les intervenants ont décortiqué, sous différents aspects, l’œuvre artistique et littéraire de Toni Maraini, mettant en avant son engagement auprès de la population et de la jeunesse d’Assilah et son attachement au Maroc.
S’exprimant à cette occasion, la chercheuse en histoire de l’art, Salima El Aissaoui, a mis en lumière, à travers une lecture critique et analytique, les caractéristiques esthétiques, les dimensions scéniques et la vision plastique qui imprègnent les écrits de Toni Maraini.
Mme Maraini a réussi une fusion aussi harmonieuse que singulière entre les arts plastiques et la création romanesque, tout en témoignant d’une juste appréciation de la culture visuelle et des influences andalouses et islamiques dans ses œuvres littéraires, a poursuivi Mme El Aissaoui, également responsable de la documentation, de la recherche artistique et de l’organisation des expositions au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain.
Et de préciser que ses textes combinent la rigueur de la documentation historique, avec sa précision, ses noms et ses lieux, et une vision illuminative alliée à une polyphonie maîtrisée, faisant alterner le récit et le monologue intérieur sous forme de tableaux successifs.
De son côté, l’auteure, réalisatrice et productrice Mujah Maraini-Melehi a retracé, dans un témoignage émouvant, les étapes marquantes du rayonnement intellectuel et humain de sa mère, Toni Maraini, et de son père, le regretté artiste plasticien Mohamed Melehi. Elle a rappelé leur rôle de guides et de mentors auprès de plusieurs générations d’artistes créatifs, ainsi que leur apport pionnier dans l’établissement des piliers du Moussem d’Assilah.
« Le regretté penseur Abdelkébir Khatibi décrivait Toni Maraini comme +une femme de cœur et d’esprit+, tandis que les habitants d’Assilah lui avaient attribué le titre de +la Mère d’Assilah+, en hommage à son engagement direct auprès de la population et de la jeunesse, ainsi qu’à son attachement profond et constant au Maroc et à ses causes artistiques et culturelles », a-t-elle souligné.
S’agissant de l’encadrement artistique des enfants, Mujah Maraini-Melehi a rappelé que sa mère avait fait figure de pionnière dans l’adoption du concept d' »art-thérapie » et d’expression libre, notamment en animant des ateliers artistiques pour enfants à Casablanca, au sein des écoles publiques et des hôpitaux pédiatriques.
Placé sous le Haut Patronage de SM le Roi Mohammed VI, le 47e Moussem culturel international d’Assilah est organisé, jusqu’au 18 octobre, par la Fondation du Forum d’Assilah, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (département de la Culture) et la commune d’Assilah.




