
Près de six ans après la reprise des relations entre le Maroc et Israël, le Parti de la justice et du développement (PJD) replonge dans ses divisions autour de Saad Dine El Otmani, ancien chef du gouvernement, qui avait signé l’accord tripartite de décembre 2020 entre Rabat, Washington et Tel-Aviv.
Le point de départ
Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice et figure du Parti authenticité et modernité (PAM), a relancé le débat en rappelant que Saad Dine El Otmani avait assumé une responsabilité « officielle, politique, morale et historique » dans cette décision. Il a aussi souligné que l’ancien chef du gouvernement avait participé à des activités électorales du PJD sans faire l’objet de sanction.
La réaction de Benkirane
Dimanche, lors d’une rencontre dans la province de Nouaceur, le secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a invité Saad Dine El Otmani à se retirer de la vie partisane active pour se consacrer à ses travaux académiques. Il a estimé que sa présence offrait à ses adversaires l’occasion de rappeler un épisode qui pèse sur l’image du parti, déclarant qu’ils « n’en avaient aucune connaissance ». Deux jours plus tard, il a présenté ses excuses, affirmant que ses propos avaient été sortis de leur contexte et qu’il ignorait la participation de l’ancien chef du gouvernement à la dernière campagne.
Les défenseurs de Saad Dine El Otmani
Mohamed Yatim, membre du secrétariat général du PJD, juge inutile de revenir sur une décision prise au nom de l’État, la signature du chef du gouvernement s’inscrivant selon lui dans l’ordre protocolaire. Khalid Samadi, ancien secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, plaide pour une lecture plus sereine. Mohamed Amine Dahhaoui, de la jeunesse du parti, appelle à privilégier la médiation et la cohésion interne.




