L’Iran multiplie les contacts diplomatiques : Abbas Araghchi s’entretient avec le chef de la diplomatie des Émirats
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu avec son homologue émirati, le cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane. Cet appel suit ceux avec plusieurs autres pays de la région, dans un contexte très tendu avec les États-Unis.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu jeudi 5 novembre par téléphone avec son homologue des Émirats arabes unis, le cheikh Abdallah ben Zayed Al Nahyane. Cet appel intervient dans un contexte très tendu entre l’Iran et les États-Unis, alors que Téhéran multiplie les contacts avec ses voisins.
Un entretien consacré aux développements régionaux
D’après la chaîne Telegram d’Abbas Araghchi, les deux ministres ont discuté des derniers développements régionaux et des efforts diplomatiques visant à préserver la stabilité dans la région.
Cet entretien suit ceux d’Abbas Araghchi avec ses homologues d’Égypte, d’Oman, de Jordanie, du Qatar, d’Arabie saoudite et du Koweït. En juin, le chef de la diplomatie émiratie avait tenu avec lui son premier entretien annoncé publiquement depuis le début de la guerre.
Un contexte de guerre et de négociations indirectes
La guerre a débuté le 28 février, avec des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran. Le détroit d’Ormuz a été fermé, et les prix du pétrole et du gaz ont fortement augmenté. Un mémorandum conclu en juin avait permis une brève trêve, qui s’est effondrée.
Dans la nuit du 2 au 3 novembre, les États-Unis ont frappé l’île iranienne de Qeshm, une première depuis juin. Washington parle de frappes défensives contre des missiles sol-air iraniens visant ses moyens militaires. Ces tirs ont suivi la destruction d’un drone américain MQ-9 près du détroit d’Ormuz, annoncée par les Gardiens de la Révolution.
Le Qatar et le Pakistan facilitent des discussions indirectes entre Téhéran et Washington. Le président américain, Donald Trump, a déclaré le 2 novembre qu’un accord se dessine. Le vice-président, JD Vance, exige un engagement vérifiable de l’Iran de ne pas reconstruire son programme nucléaire. L’Iran affirme que son plan en sept étapes, qui prévoit la réouverture d’Ormuz et la reprise des discussions nucléaires, peut être appliqué en deux jours. Il demande la levée du blocus naval américain et des sanctions, la garantie de l’arrêt des frappes et un cessez-le-feu régional complet, notamment au Liban.



