
Le ministère de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé vendredi la mobilisation de 70 000 policiers et gendarmes ce samedi 24 octobre, afin d’assurer la sécurité lors des nombreux rassemblements prévus à travers le pays.
Ce dispositif massif combinera des forces locales et des unités mobiles, notamment des compagnies républicaines de sécurité (CRS) et des escadrons de gendarmerie mobile.
« Nous déployons 70 000 agents pour la gestion de ces événements », a déclaré le ministre de l’Intérieur, précisant que des gendarmes seront également déployés en zone police pour renforcer la présence sur le terrain. Des unités spécialisées, telles que le RAID, le GIGN ou la BRI, seront également mobilisées, y compris des unités « air-terre » à Paris, pour faire face à toutes les situations.
Une stratégie de sécurité « mobile, agile et percutante »
Laurent Nuñez a insisté sur la nécessité d’un dispositif « extrêmement mobile, agile et percutant », visant à prévenir toute dégradation ou violence lors des manifestations. « Tous les groupes à risque seront ciblés et empêchés de commettre des dégradations, des pillages ou des attaques contre les bâtiments publics et les forces de sécurité », a-t-il affirmé.
Il a promis une réponse « réactive, mobile et ferme » face à toute forme de violence.
Lutte contre les appels à la violence et à la délinquance
Le ministre a également dénoncé les nombreux appels à la violence diffusés sur les réseaux sociaux, notamment ceux attribués à « la mouvance ultragauche et à l’extrême gauche radicale ». Il a assuré que « l’État sera intraitable avec les casseurs, les pilleurs et tous ceux qui commettront des exactions », y compris dans le cadre de mouvements politiques radicaux.
Après plusieurs réunions avec le président de la République, le Premier ministre et d’autres ministres, le ministre a rappelé que « ce qui s’est passé le 17 octobre est totalement inacceptable » et que toutes les mesures seront prises pour empêcher la répétition des pillages, des attaques de bâtiments publics et des violences contre les forces de l’ordre.




