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L’Istiqlal demande à Madiha Khayr de renoncer à son siège de députée

La direction de l’Istiqlal demande à Madiha Khayr de renoncer à son siège de députée de Béni Mellal.

Madiha Khayr quitte la Chambre des représentants à la demande de la direction du Parti de l’Istiqlal, trois jours après son limogeage du gouvernement, rapportent plusieurs médias mercredi 21 octobre 2026. Selon Le Desk, l’ancienne ministre déléguée doit présenter ce jour sa démission de son siège de députée de Béni Mellal. Aucune confirmation officielle du dépôt de la démission n’a été publiée à ce stade.

Une démission réclamée par le parti

La direction du parti, avec le comité exécutif, lui a demandé de renoncer à son mandat, ce qu’elle a accepté, indique Barlamane. TelQuel Arabi parle de pressions du secrétaire général Nizar Baraka. Hespress y voit la manière dont le parti gère la crise née des informations judiciaires remontant à plus de vingt ans, qui ont conduit à son éviction du gouvernement. Le parti tranche ainsi la question de son retour au Parlement, après son remplacement à la tête de son groupe parlementaire par Rahhal Mekkaoui, comme Atlasinfo l’avait rapporté le 19 octobre.

La suite de la procédure

Selon la loi, la démission doit être transmise à la Cour constitutionnelle, qui déclare la vacance du siège. Hespress indique que le suivant de sa liste dans la circonscription, où elle avait recueilli plus de 21.000 voix, doit lui succéder. Le bureau de la Chambre a déjà transmis à la Cour constitutionnelle une liste de 11 noms pour traiter l’incompatibilité entre fonction gouvernementale et mandat parlementaire, dont celui de Madiha Khayr, selon Al3omk.

Un parcours éclair

Madiha Khayr avait été désignée présidente du groupe istiqlalien le 8 octobre, nommée ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification le 16, puis déchargée de ses fonctions le 18 par le Roi, à la demande de la cheffe du gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, en application de l’article 47 de la Constitution. Elle figurait parmi les têtes de liste dont la commission d’éthique de l’Istiqlal, présidée par Abdelouahed El Fassi, assurait avoir vérifié la probité avant les législatives, rappelle Le Desk.

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