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Législatives Marocaines 2026: le PJD revendique la première place dans plusieurs grandes villes, dont Casablanca, Rabat et Agadir

Le PJD revendique la tête du scrutin dans plusieurs grandes villes sur la base de ses propres remontées, une avance en voix qui ne se traduit pas mécaniquement en nombre de sièges.

Abdelali Hamieddine, membre du secrétariat général du Parti de la justice et du développement (PJD) et porte-parole de la direction centrale de la campagne électorale du parti, a affirmé mercredi 23 septembre en soirée que les premiers procès-verbaux parvenus au parti le placeraient « en première position dans plusieurs villes, avec une avance importante sur les autres formations ».

Selon lui, cette tendance se dessinerait notamment à Rabat, Salé, Témara, Casablanca, Tanger, Fès, Meknès, Agadir, Inezgane, Taroudant et Sidi Slimane.

Des données encore préliminaires

Ces éléments restent des résultats préliminaires communiqués par le PJD lui-même, sur la base de ses propres remontées de terrain, et ne constituent pas les résultats officiels du scrutin.

Les résultats définitifs doivent être établis et annoncés par le ministère de l’Intérieur, à l’issue du travail des commissions de recensement présidées par des magistrats.

Voix et sièges, une équation qui ne se superpose pas automatiquement

Arriver en tête en nombre de voix dans une ville ne garantit pas mécaniquement d’y obtenir le plus grand nombre de sièges. Le mode de scrutin marocain repose sur une représentation proportionnelle par liste, à la plus forte moyenne, appliquée à l’échelle de chaque circonscription électorale locale, et non à l’échelle de la ville dans son ensemble.

Une grande ville peut ainsi compter plusieurs circonscriptions distinctes, chacune avec sa propre répartition des sièges : un parti peut y rassembler le plus de voix au total sans pour autant dominer chacune de ces circonscriptions prise séparément, tandis qu’un concurrent mieux implanté localement dans l’une d’elles peut y emporter des sièges malgré un score global inférieur.

Un scrutin sans précédent électoral direct

Le PJD avait subi une lourde défaite lors des élections de 2021, perdant la quasi-totalité de ses sièges et entraînant la démission de sa direction, dont son secrétaire général d’alors, Saâd Dine El Otmani.

Le parti, dirigé depuis par Abdelilah Benkirane, aborde ce scrutin du 23 septembre 2026 dans un contexte marqué par la campagne du vice-secrétaire général Driss El Azami El Idrissi, centrée sur la lutte contre la corruption.

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