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Elections législatives au Maroc: l’emploi et le pouvoir d’achat au centre des programmes des partis

Les Marocains ont commencé mercredi à voter pour des législatives, dominées par les préoccupations liées au pouvoir d’achat, à l’emploi et aux inégalités.

Les bureaux de vote ont ouvert à 8H00 et vont fermer à 19H00 GMT. Les résultats préliminaires devraient tomber tard dans la soirée.

La majorité des partis politiques ont placé les questions économiques et sociales au premier rang de leurs programmes en perspective du scrutin du 23 septembre, avec une priorité accordée à la création d’emplois, à l’amélioration du pouvoir d’achat et au renforcement de la capacité de l’économie nationale à répondre aux nouveaux défis.

De la politique de l’emploi à la protection du revenu, en passant par le soutien à l’investissement, le développement des entreprises et la sécurisation des ressources stratégiques, les formations politiques avancent différentes mesures destinées à accompagner un nouveau cycle de développement du Maroc.

Ces élections constituent un nouveau jalon sur la voie du renforcement de l’édifice démocratique dans le Royaume et de la consolidation de l’État des institutions. Elles permettront de faire émerger des institutions élues capables d’accompagner les grands chantiers nationaux, de répondre aux enjeux économiques et sociaux actuels et de satisfaire les attentes des citoyens.

En chiffres, le nombre des inscrits sur les listes électorales générales, arrêtées au 10 juillet 2026 à l’issue de la révision exceptionnelle, s’élève à 15.801.162 électeurs.

Selon les statistiques, le corps électoral national se compose de 54% d’hommes et de 46% de femmes.

Par ailleurs, 1.850 listes de candidatures ont été déposées à l’échelle nationale, couvrant l’ensemble des circonscriptions locales et régionales, selon les données du ministère de l’Intérieur recueillies au terme de la période de dépôt des déclarations de candidatures. Ces listes regroupent 7.288 candidatures, soit une moyenne nationale de plus de 18 candidats pour chacun des sièges de la Chambre des Représentants.

Les élections législatives du 23 septembre viennent consacrer la régularité de l’organisation des échéances électorales au Maroc, conformément aux dispositions de la Constitution de 2011. Elles interviennent également dans un contexte marqué par la poursuite du débat politique autour du développement du système électoral, dans un cadre institutionnel garantissant le respect de la loi.

Cette échéance électorale se caractérise, en outre, par la diversité des approches et des choix présentés aux électeurs : certains acteurs politiques défendent le bilan du mandat qui s’achève, dans l’espoir de poursuivre l’action engagée, tandis que d’autres mettent en avant des programmes et des visions alternatives qui visent à améliorer l’action gouvernementale et législative.

Dans ce sillage, les programmes électoraux des partis politiques accordent une place centrale à la chose sociale avec, au premier rang des priorités, la préservation du pouvoir d’achat et l’amélioration du revenu.

Les différentes visions des formations politiques insistent également sur la nécessité de revoir les mécanismes d’aide directe, d’élargir les dispositifs de protection sociale et d’alléger la pression fiscale pesant sur les catégories vulnérables et la classe moyenne, afin de préserver la stabilité sociale et d’atténuer les effets de l’inflation et des fluctuations des prix.

Au volet économique, les orientations proposées par les partis s’accordent sur l’impératif de stimuler l’emploi et de soutenir le tissu entrepreneurial, considéré comme un levier essentiel de la croissance. Les différentes approches mettent l’accent sur la création d’opportunités d’emploi adaptées aux jeunes et aux femmes, ainsi que sur la facilitation de l’intégration du secteur informel. Elles prévoient aussi des incitations fiscales et des mécanismes de financement au profit des petites et moyennes entreprises ainsi qu’aux jeunes entreprises, avec pour objectif de renforcer la souveraineté économique et de réduire le chômage.

Dans la perspective de garantir la réussite de ce rendez-vous électoral et d’assurer son déroulement dans un climat d’égalité des chances entre les différents candidats, loin de toute pratique susceptible de porter atteinte à la crédibilité du scrutin et à l’intégrité de la compétition électorale, un arsenal de textes juridiques et de mesures procédurales a été mis en place aux fins de garantir la moralisation de l’opération électorale pour en faire un vecteur de consolidation de l’exercice démocratique.

(avec agences)

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