Corruption : le Maroc appelle à Doha à passer « des engagements aux résultats » lors de la Conférence des États parties à la Convention arabe
Le président de l'Instance marocaine de lutte contre la corruption a appelé les pays arabes à transformer leurs engagements en résultats mesurables.

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Le Maroc a appelé mercredi à Doha à opérer un saut qualitatif dans l’action arabe commune en matière de lutte contre la corruption, fondé sur la concrétisation des engagements, l’évaluation des résultats et le renforcement d’une coopération institutionnelle durable. L’appel a été formulé par le président de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Mohamed Benalilou, dans une allocution prononcée au nom du Royaume devant la 6e session de la Conférence des États parties à la Convention arabe contre la corruption.
Passer de l’engagement à la réalisation
Mohamed Benalilou, qui conduit la délégation marocaine à cette conférence, a affirmé que le défi consiste désormais à faire de la Convention, au-delà d’un cadre commun d’engagements, un véritable instrument au service de la protection du développement, de la consolidation de l’État de droit et du renforcement de la confiance dans les institutions. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du mécanisme d’examen de l’application de la Convention, afin de mesurer objectivement les progrès accomplis et d’instaurer une culture d’évaluation mutuelle.
Une politique nationale déjà engagée
Le président de l’INPPLC a souligné que le Maroc, sous la conduite du Roi Mohammed VI, a fait du renforcement de la probité et de la lutte contre la corruption une question concernant à la fois l’État et la société. Il a mis en avant la place centrale de la prévention, présentée non comme une alternative à la reddition des comptes mais comme une capacité institutionnelle permettant d’anticiper les risques et de sécuriser la gestion publique.
Un appel à une coopération arabe plus institutionnelle
Mohamed Benalilou a appelé à développer la coopération arabe en la matière, afin de passer de l’échange d’expériences à la construction d’initiatives communes et d’une coopération ponctuelle à une coopération institutionnelle durable. Il a réaffirmé la disposition du Maroc à partager son expérience et à contribuer au développement des mécanismes de la Convention.
Une conférence qui réunit les États parties depuis 2015
La Conférence des États parties à la Convention arabe contre la corruption constitue le cadre institutionnel arabe chargé du suivi de sa mise en œuvre et de la coordination entre les États parties. Sa première session s’est tenue au Caire en 2015 ; cinq sessions ont eu lieu entre 2015 et 2024, période durant laquelle 15 pays arabes avaient ratifié la Convention. La session de Doha se tient sur trois jours et examine notamment les moyens de renforcer la coordination entre les États parties.




