Von der Leyen se joint aux pays européens pour condamner le plan israélien E1 en Cisjordanie
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est jointe vendredi aux pays européens pour condamner le projet israélien de colonisation E1 en Cisjordanie occupée, qualifiant d' »inacceptable » la publication d’appels d’offres de construction.
Une décision qualifiée d' »inacceptable »
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, s’est jointe aux pays européens pour condamner le plan israélien concernant la Cisjordanie. Dans une déclaration publiée sur X, elle a qualifié d' »inacceptable » la décision du gouvernement israélien de publier des appels d’offres de construction pour le projet de colonisation E1, précisant que la Commission européenne s’y oppose depuis longtemps.
Un projet de 3 400 logements à l’est de Jérusalem
Israël avait approuvé l’an dernier les plans concernant cette zone d’environ 12 kilomètres carrés, connue sous le nom d’E1, située juste à l’est de Jérusalem. Le projet prévoit la construction d’environ 3 400 logements dans ce secteur, dont l’aménagement accentuerait la séparation entre Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, et le reste de la Cisjordanie occupée. Le secrétaire général de l’ONU a lui aussi estimé que le plan E1 constituait une « menace existentielle » pour la continuité territoriale d’un futur État palestinien.
Une condamnation conjointe des grandes puissances européennes
La sortie de von der Leyen fait suite à une déclaration commune publiée jeudi par la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie condamnant le projet israélien. Le ministre britannique des Affaires étrangères, Ed Miliband, a exigé l’abandon du projet et la fin de l’expansion des colonies en Cisjordanie, précisant avoir transmis directement ce message à son homologue israélien, Gideon Sa’ar. Londres a par ailleurs convoqué le chargé d’affaires israélien. Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, avait de son côté qualifié ces appels d’offres d' »inacceptables », estimant que le projet « compromettrait gravement la viabilité de la solution à deux États ».
Une réplique ferme d’Israël
Gideon Sa’ar a rejeté « en bloc » les propos d’Ed Miliband, dénonçant « le ton condescendant » de sa déclaration. « Le peuple juif a le droit de vivre sur l’ensemble de la Terre d’Israël, tout comme les Britanniques ont le droit de vivre à Londres et dans tout le Royaume-Uni », a-t-il écrit sur X. L’organisation israélienne Peace Now a précisé que ces logements représentaient environ un tiers du projet E1 total, accusant le gouvernement de chercher à accélérer les engagements de construction avant les prochaines échéances électorales.
